Une messe de Noël pas comme les autres, cette année à Saint-François, où la place des enfants semble avoir été privilégiée.


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Isabelle Guizard-Galland, responsable de l’Eveil à la foi, a plus d’une idée d’animation dans sa poche. Cette année, la voilà boostée par l’enthousiasme d’une maman qui avait trouvé « vachement sympa » la chorale de cinq bambins de 3 à 6 ans improvisée par Cédric le dimanche 10 décembre et l’a vivement encouragée à favoriser la participation des enfants à la Messe de Noël. Elle y est donc arrivée les bras chargés de coloriages, de crayons, de feutres, de livres, proposant aux enfants qu’elle repérait de s’installer sur les premiers bancs devant l’autel et de participer pendant la célébration à tel ou tel geste ou action. S’ils le voulaient bien et notamment à la procession d’entrée en tenant un lumignon. Allant même voir les familles présentes dans l’église pour leur proposer de lui confier leur enfant. « Certaines étaient très étonnées, d’autres super contentes », dit-elle. Une vingtaine de gamins de trois à dix ans, parmi lesquels des enfants qui n’étaient pas de la paroisse, ont donc pris une part active à la célébration. Mention spéciale pour une petite Lucile, 6 ans, trompettiste dans l’orchestre ! Tous contents et fiers de processionner, d’aller s’asseoir sur des coussins disposés devant la crèche, près du Père Jean-Pierre assis sur un fauteuil, pour écouter la lecture du conte de Noël. L’histoire d’une jeune fille, lassée des Noëls de consommation, partie en quête d’un Noël susceptible de lui rassasier le coeur et de l’inonder de joie. Une joie bien manifeste chez les enfants, ravis de monter à l’autel rejoindre le célébrant et de chanter avec lui le Notre Père en se donnant la main, certains n’ayant pas hésité à lâcher leurs coloriages quelques instants... Magique, l’effet des coloriages ! Grâce à eux, pas de cris, pas de gambades intempestives dans l’église. « C’était marrant de voir les enfants », dit Isabelle. « Ils étaient à genoux par terre, leur feuille sur le banc, ils tournaient le dos à l’autel et parfois ils délaissaient les crayons, écoutaient un petit moment le Père, deux, trois minutes et hop ! Ils retournaient à leurs coloriages pour les lâcher quelques minutes après et réécouter le Père ».

Jacqueline HUBER