Elle était sensible, cette fraternité, dans l’église Saint-François-de-Sales bien remplie, dimanche dernier. Et dès la procession d’entrée de la messe, elle se détachait sur un grand panneau apporté près de l’autel. Plus tard, elle s’est concrétisée par des chants venus du Cameroun, des enfants chantant à pleine voix, un cantique gestué par la communauté Foi et Lumière, le tout soutenu par l’audace de l’orchestre qui a choisi des refrains composés par le groupe Glorious pour dynamiser l’assemblée. Oui, la fraternité prend bien des formes, mais c’est toujours elle « qui permet de nous accueillir avec nos différences et nos fragilités » comme l’a écrit le père Guillaume dans son précédent éditorial du Lien.

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Après la messe et la bénédiction des serviteurs de la Paroisse, la fraternité est devenue délicieuse grâce à un « apéritif des mondes », servi dans la salle du Bon Pasteur : au menu, des spécialités venues du Togo, du Cameroun, du Pérou, du Portugal, du Liban, du Vietnam et de France. Et le grand panneau de l’Arche de Noé, apporté par Foi et Lumière, a permis aux petits et aux grands de se faire photographier, entre frères et soeurs, tous précieux aux yeux de Dieu.
Cette année, l’Equipe d’Animation Pastorale a choisi la fraternité comme fil conducteur, en s’appuyant sur la communauté Foi et Lumière et la spiritualité de Jean Vanier, le fondateur disparu en mai. Le père Guillaume souligne que « c’est aussi pour chaque famille un appui pour revenir à l’essentiel et sortir de la tyrannie de la normalité que nous impose la culture ambiante ». La fraternité dans la paroisse passe aussi par le développement des petites fraternités missionnaires, déjà lancées avant les vacances. Et parce que nous sommes frères et soeurs, « nous ne pouvons pas laisser dans l’ignorance et être indifférents à tous nos proches qui ne connaissent pas l’amour de Dieu manifesté en Jésus-Christ ». C’est pourquoi, bientôt, la paroisse lancera un Conseil de la Mission, aux objectifs plus ciblés que le précédent Conseil Pastoral. Fraternellement bien sûr !

Michel Rocher