Mercredi 5 décembre, notre évêque rencontrait les différents acteurs de la transmission de la foi de notre communauté paroissiale. Après un temps d’échange en petits groupes autour de nos joies, nos difficultés et nos questions, notre évêque a pris la parole « non pour vous donner des réponses, mais pour réfléchir avec vous ». Voici quelques unes de ces réflexions :

 Il est important de prendre le temps et de créer les occasions de nous dire, de nous raconter nos parcours de foi. C’est ainsi que se réalise la transmission de la foi, que ce soit en famille ou au sein d’une communauté chrétienne, d’une équipe. C’est ce que font les quatre évangiles lorsqu’ils nous racontent ce que Jésus a fait et enseigné, comment les personnes ont réagi…

 La transmission de la foi se réalise aussi lorsque nous permettons à des personnes de tous âges de réaliser une expérience. Cherchons à créer les conditions et les évènements permettant de vivre une expérience de foi.

 C’est aussi en suscitant le sentiment d’appartenance à une communauté chrétienne, une Église, que la foi s’enracine et se transmet. L’enjeu est de confier à la mesure de chacun des responsabilités. Les plus anciens accueillant et transmettant leurs compétences.

 Dans la préparation aux sacrements nous devons trouver l’équilibre entre trois dimensions : la personne est-elle prête ? La communauté est-elle prête ? Comment allons-nous accompagner après ?

 Le Christ s’adresse à de nombreuses personnes dont les situations de vie sont en décalage avec les dix paroles d’Alliance données à Moïse. Il en est de même aujourd’hui pour l’Église. La Bonne Nouvelle leur est annoncée, c’est un signe important du Royaume de Dieu. Il est important et essentiel que nous soyons proches de ces personnes et de leurs situations de vie. Il est important que nous le soyons aussi au titre de notre foi. C’est dans une relation vraie et profonde avec une personne et avec le Seigneur que nos vies se transforment. La promesse que font naître de vraies rencontres précède la Loi et les repères de la morale. Comment s’engager dans une transformation de notre vie si notre « moi profond » n’a pas été rejoint ?

 La Pastorale est un art ; l’art de faire face entre l’écart de ce que le Seigneur donne et demande et nos vies qui bien souvent vont dans d’autres directions. Il est besoin de temps, d’expériences vécues et pour cela que nous soyons en contact avec les personnes qui sont loin de l’Église.

Guillaume Villatte,  prêtre
Curé du Plessis-Bouchard et de Franconville gare