LA MONTAGNE : Il y monte pour prier, accompagné de ses disciples … de nous qu’il invite avec Lui. Compte tenu de nos emplois du temps, peu d’entre nous, cette année, passeront une nuit entière à prier avec Lui (peut-être en partie le Jeudi Saint ?). N’empêche que cet appel à l’accompagner devra marquer notre année paroissiale comme l’année personnelle de chacun : notre messe du dimanche, le temps personnel décidé par moi pour me tenir régulièrement avec Lui en présence du Père, les propositions à faire autour de soi, aux enfants de la catéchèse, aux ados des aumôneries, aux malades visités par le SEM, aux parents demandeurs du baptême pour un petit, etc., pour que la vie chrétienne ne se réduise pas à des « valeurs », à une philanthropie, à une morale si honorables soient-elles.
LA MONTAGNE : Là, Il appelle ses disciples, Il choisit certains, Il leur donne le nom « d’apôtres » (d’envoyés !) et Luc nous détaille le nom de chacun. Et si en ce début d’année, je me redécouvrais moi aussi appelé par mon nom, choisi ? Toute vie chrétienne est d’abord écoute d’un appel, réponse à un appel « Me voici ! Envoie moi ! » Sans doute ma prise de conscience de cet appel et ma première réponse ne datent pas d’hier. Mais si, avec tout mon vécu depuis, sur la montagne avec le Christ, je Le réécoutais m’appeler par mon nom, me choisir, m’envoyer ? Si, au sens strict, les évêques sont les successeurs des apôtres, tout baptisé est appelé et envoyé. Si je rajoutais mon propre nom à la liste que Luc nous donne de ceux et celles que le Seigneur appelle et envoie ?

LA PLAINE : sans cesser d’être en présence de Dieu, on ne va pas rester à l’écart sur la montagne. Avec le Seigneur, on redescend dans la plaine de la vie quotidienne des hommes : c’est bien vers eux qu’Il nous envoie ! Parents qui attendent à la sortie de l’école, collègues de travail, membres de la même association, voisinage de quartier, engagement dans la vie civile ou dans l’Eglise, qu’elle est vaste et diverse cette plaine où le Christ nous entraîne pour être signes de sa présence, de son attention, de sa bienveillance. « Une force sortait de Lui et les guérissait tous ». Et de nous ? Quelle force va sortir dans la rencontre avec les « gens de la plaine » vers qui Il nous envoie ?

Père Jean-Pierre