Cette année, le groupe des 5èmes à l’Aumônerie peu nombreux (trois) rejoint le groupe des 6èmes (au nombre de douze), le samedi matin, une fois tous les quinze jours, de 9h30 à 11h30. Dès 9h30 ils se retrouvent tous à l’église, où, sous la conduite du Père Guillaume, ils commencent leur séance d’aumônerie par une visite et une prière devant le Saint Sacrement, explique Gaby, leur animatrice.

Les jeunes regagnent ensuite les salles du Bon Pasteur où, à partir de leur module respectif (pour les 5èmes : « Jésus- Christ est la vérité » et pour les 6èmes « En chemin vers le Messie »), ils vont réfléchir à un texte du Nouveau Testament. Les 5èmes accompagnées de Gaby et les 6èmes d’une maman et de deux tout jeunes animateurs, fraîchement confirmés : Alix et Amilthon. Après avoir lu le texte proposé pour la séance, dans l’exemplaire du Nouveau Testament que le Père Guillaume leur a offert et dont ils cherchent eux-mêmes à retrouver les versets dans le Livre, chacun est amené à citer la phrase, le mot qui a fait tilt sur lui et à exprimer la raison pour laquelle cette phrase-là plutôt qu’une autre l’a frappé. Lorraine, en 5ème, est heureuse de cette orientation prise cette année par l’aumônerie. Les jeunes ne doivent plus rester passifs face à un texte du Nouveau Testament mais à réagir, s’exprimer « au lieu de ne faire que lire, que lire », dit-elle. C’est que, à entendre sa maman « Gaby a su trouver le document adéquat, très beau, avec de belles images et très interactif que les jeunes adorent ». Lorraine, tellement enthousiaste de cette nouvelle façon de faire, nous confie avoir réussi à décider une de ses amies à poursuivre l’aumônerie.
Pratiquer l’interactivité, pas de meilleure façon d’enseigner, mais aussi quelle disponibilité d’écoute cela ne requiert-il pas de la part des animateurs !
Un petit jeu-énigme pour retrouver soit un mot, une phrase du Nouveau Testament vient alléger la fin de séance de chacun des deux groupes de 6eme et de 5ème. Elle se termine ensuite par un moment de prière proposé par leur parcours respectif, en reprenant le thème principal abordé ce jour-là. Les jeunes écriront ensuite sur leur cahier une intention de prière qu’ils garderont confidentiellement.
À l’heure où nous écrivons, les jeunes n’ont eu que peu de séances d’aumônerie – vacances de Toussaint obligent- les prochaines auront lieu les samedis 1er et 15 décembre. Déjà le programme d’année semble prometteur : revenir sur les différentes parties de la messe de façon plus approfondie et aborder le grand thème de la Création. Tiens, comme les CE2, CM1et CM2 qui cherchent comment être co-créateurs avec Dieu de notre « maison commune » : la terre !!

Jacqueline HUBER

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MARIE ET LA PETITE BERGERE

Bonne idée d’Isabelle d’aborder la figure de Marie avec les 4-7 ans de l’Eveil à la foi, à quelques semaines de la naissance de Jésus, et ce, au travers des dix-huit apparitions de Marie à Bernadette, à la grotte de Massabielle, de Lourdes. Bernadette, une petite bergère tout humble, toute simple, venue là ce 11 juillet 1858 pour ramasser du bois dans les alentours et à qui, dès le premier jour, Marie - qu’elle nomme la Dame - a demandé : « Voulez-vous me faire la grâce de venir ici pendant quinze jours ? ». La dame reconnaissant ainsi par son « vous », la dignité de la fillette qu’elle visitera jusqu’au 16 juillet suivant. A la neuvième apparition, elle lui demande – chose inouïe – d’aller gratter le sol en disant à l’adolescente : « Allez à la source, boire et vous y laver ». Ce que fait Bernadette même si sa figure est maculée de boue. Et voilà que surgit une source d’eau miraculeuse dont on s’aperçoit rapidement qu’elle guérit des malades. Aussi, depuis un siècle et demi (1858-2018) Marie attire-t-elle, à Lourdes, des millions de pèlerins de tous pays. Un document de « Pomme d’Api Soleil» à l’appui, Isabelle et Marie-Ange vont donc questionner aujourd’hui les enfants sur Lourdes, la grotte, Bernadette, Marie. Qui est Marie pour eux ? La mère de Jésus seulement ou la mère de tous les hommes ? N’est-ce pas parce qu’elle est la mère de chacun, que des millions d’hommes et de femmes de tous pays la prient chaque jour : « Je vous salue, Marie… » ? Et qu’à Lourdes les pèlerins accourent, vers la grotte. Ils viennent lui confier leurs peines ou lui recommander un être cher malade ou en difficulté. Et, pour qu’Elle ne les oublie pas, déposent un cierge sur un des nombreux présentoirs situés aux abords de la grotte où brûlent déjà, jour et nuit, des centaines de cierges. Emportant dans leur coeur, de retour chez eux, un peu de cette lumière. Jésus n’a-t-il pas dit : « Je suis la lumière du monde » ?

JH