Parmi les « oeuvres de miséricorde » que l’Eglise propose, LE PÉLERINAGE. Se mettre en route, aller de l’avant, c’est une démarche que l’on retrouve très fréquemment dans la Bible, à commencer par Abraham à qui Dieu demanda, en l’associant à une promesse d’alliance : « Pars de ton pays, laisse ta tribu et la maison de ton père, et va vers le pays que je te montrerai » …Et Abraham partit comme le Seigneur le lui avait dit ». La réponse de foi d’Abraham passe par une action, un déplacement, une mise en route. Jusqu’à Jésus, encore enfant, que Joseph et Marie emmènent avec eux de leur lointaine Galilée pour venir à Jérusalem, au Temple, à la rencontre de Dieu et de son peuple choisi, ce qu’ils avaient l’habitude de faire chaque année, dit St Luc.
ostension_affiche.jpg
Dans sa lettre par laquelle il fait entrer les catholiques dans l’année de la miséricorde, notre pape François y invite (N°14) : « Le pèlerinage est un signe particulier de l’Année Sainte : il est l’image du chemin que chacun parcourt au long de son existence. La vie est un pèlerinage, et l’être humain, un « viator », un pèlerin qui parcourt un chemin jusqu’au but désiré. Pour passer la Porte Sainte à Rome et en tous lieux, chacun devra, selon ses forces, faire un pèlerinage. Ce sera le signe que la miséricorde est un but à atteindre, qui demande engagement et conversion : en passant par la Porte Sainte, nous nous laisserons embrasser par la miséricorde de Dieu et nous nous engagerons à être miséricordieux avec les autres comme le Père l’est avec nous. Le Seigneur Jésus nous montre les étapes du pèlerinage à travers lequel nous pouvons atteindre ce but : « Ne jugez pas, et vous ne serez pas jugés. Ne condamnez pas, et vous ne serez pas condamnés. Pardonnez, et vous serez pardonnés. Donnez, et l’on vous donnera : une mesure bien pleine, tassée, secouée, débordante qui sera versée dans le pan de votre vêtement. Car la mesure dont vous vous servez pour les autres servira de mesure aussi pour vous.
Rome, c’est loin ! Aussi le pèlerinage est-il proposé à tous dans un contexte plus proche. En Val d’Oise, notre évêque a ouvert la Porte Sainte de la miséricorde en deux endroits : en sa cathédrale à Pontoise, et en la basilique saint-Denys à Argenteuil. C’est vers cette destination qu’aura lieu notre pèlerinage paroissial. Nous profiterons de l’ostension exceptionnelle de la Sainte Tunique du Christ, tirée au sort par les soldats au pied de la Croix du Seigneur. Relique vénérée depuis des siècles, tachée de sang, qui permet aux chrétiens d’approfondir leur foi en l’amour du Christ pour eux et pour tous les hommes. Un moment fort pour notre communauté paroissiale auquel inviter largement des personnes moins habituées à notre messe du dimanche.

Père Jean-Pierre

AU PROGRAMME

Dimanche 3 avril, pèlerinage paroissial à la basilique d’Argenteuil :
 14h : Rendez-vous à l’église St-François pour la prière et la bénédiction des pèlerins - Départ à pied vers la gare. (On peut y aller en auto : le dimanche, stationnement aisé et gratuit).
 14h30 : départ du train (RER C, changement à Ermont - ascenseur-). Il est préférable de se munir à l’avance d’un billet aller-retour pour Argenteuil afin de faciliter l’accès.
 14h48 : arrivée à la gare d’Argenteuil. A pied jusqu’à la basilique (900 m par la rue P. Vaillant Couturier). Une feuille pour le co-voiturage pour personnes à mobilité réduite sera affichée dans l’église St-François. Les bénévoles qui l’assureront auront du mal à participer, car le stationnement est très difficile autour de la basilique.
Sur place, nous nous laissons guider dans notre démarche par l’équipe locale de l’ostension. Retour libre.