L’Esprit est toujours associé à ce qui est renouvellement et re-création, ouverture et délivrance, envoi et rassemblement. Il est inlassable artisan de la remise à neuf, de la remise à jour. C’est Lui qui, avec une multitude de diversités, engendre et suscite l’unité et même la communion. Source intarissable de vie, l’Esprit n’a pas quitté la scène du monde après le premier acte de la Genèse. De même sa « bruyante » intervention parmi les disciples craintifs et paralysés n’est pas l’unique et ultime Pentecôte confiée à la nostalgie de nos mémoires.

Les effets de sa présence et de son action sont par contre clairement perceptibles. L’Esprit ouvre portes et fenêtres, Il fait éclater les ghettos et quitter les nids douillets de la sécurité, des certitudes et de piétés ronronnantes. L’Esprit réveille, secoue, critique et rectifie. Il nous arrache à la nostalgie du passé. L’Esprit rajeunit les sclérosés et fait courir les paralysés. Il redonne courage, audace et joie aux déprimés d’une religion de la peur, de la rigueur aveugle de la loi et de la sécheresse des doctrines. L’Esprit nous ramène à l’essentiel de ce qui fait Dieu et de ce qui fait l’homme : leur vérité, leur bonté, leur beauté, c'est-à-dire la relation parfaite, la communication réussie, la communion. L’Esprit n’est-il pas Dieu qui se donne ? Et le premier fruit qu’Il porte en celui qui L’accueille, n’est-ce pas la charité ?

F. Deleclos

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