Après deux « LIENS » qui tentent de dire l’importance de la Parole de Dieu pour la qualité de notre vie chrétienne et pour la Nouvelle Evangélisation, il est bon de reprendre la manière concrète dont sa proclamation et son écoute ont lieu dans nos assemblées. Voici quelques lignes, très inspirées du petit guide liturgique du P. Duchesneau : DE LA LECTURE A LA PAROLE

Il est remarquable que, bien que tout parte d’un livre et d’un lecteur, l’Eglise ne parle pas de « liturgie des Ecritures », mais « de la Parole ». On connaît la comparaison selon laquelle la liturgie de la Parole fonctionne comme du lait en poudre. Le lait est un liquide qui devient poudre pour sa conservation, mais qui doit redevenir lait pour sa consommation. Ainsi l’Ecriture vient de la Parole, mais est faite pour redevenir Parole.
Cela implique un acte de foi. C’est X ou Y que l’on entend, que l’on voit à l’ambon pour la 1ère ou la 2ème lecture, c’est le Père Z qui lit l’Evangile … mais c’est Dieu qui parle ! Le lecteur, la lectrice prête sa voix à Dieu. «Le Christ est là, présent dans sa Parole, car c’est Lui qui parle tandis qu’on lit dans l’Eglise les saintes Ecritures» dit la constitution du Concile sur la liturgie N°7. Quelle étonnante fonction que celle de lecteur : faire parler Dieu, mais aussi quelle responsabilité !

Si on appelle ce temps la « liturgie de la Parole », il faut en effet que Dieu parle. Or parle-t-Il vraiment si le lecteur n’a pas préparé, répété, si on ne l’entend pas au-delà du troisième rang, si son articulation est molle, sa vitesse de lecture trop rapide ou son ton monocorde ou scolaire ? Il n’est respectueux ni de Dieu qui veut nous parler, ni de l’assemblée qui a droit de L’entendre, de choisir le ou les lecteurs deux minutes avant la Messe. Par ailleurs, une paroisse ne peut pas se permettre de faire lire des lecteurs à longueur de dimanches sans avoir, de temps à autre, et surtout pour les nouveaux lecteurs, un exercice d’apprentissage de la lecture en public, contrôlé et dirigé par quelqu’un qui en connaît les lois par profession ou acquisition personnelle. Ce n’est pas du luxe, c’est une nécessité.

D’après C. Duchesneau, Petit traité d’animation liturgique