L'imposition des cendres est un rite catholique qui ne se fait pas dans l'Eglise orthodoxe. Elle est faite par tous les fidèles depuis le XIVème siècle. Elle se fait sur le front, sur la tête ou sur la main. C'est un geste riche de signification qui marquera le 5 mars notre entrée en Carême, à 9h00 et à 19h30 à Saint-François, pour tous les âges.
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Ce geste est hérité de la tradition juive comme démarche de conversion. Chez les juifs, la signification des cendres sur la tête était un témoignage de pénitence, de deuil et de tristesse. Dès le IIIème siècle, l'Église faisait ce rite sur la tête des pénitents publics après avoir entendu la confession publique de leur faute, puis elle les chassait de la messe jusqu'à leur réintégration le Jeudi saint. Ce rite est plus ancien que l'origine du mercredi des cendres qui remonte au pape St Grégoire le grand (fin du VIème siècle). Celui-ci décida de rajouter 4 jours pour avoir les quarante jours de jeûne en dehors des dimanches. Après l'homélie, le prêtre impose les cendres par un signe de croix sur le front de ceux qui s'approchent de lui. Il leur dit "Convertis toi et crois à l'Évangile" ou bien "Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière". D'après le missel, il n'y a rien à répondre, mais certains répondent "Amen".

La signification de l'imposition des cendres nous rappelle notre condition humaine : sur cette terre nous ne sommes que de passage et nous retournerons en poussière. C'est le même mot hébreu qui se traduit par cendre et par poussière. D'autre part, le rite exprime que nous sommes pécheurs, appelés à nous convertir et à distinguer dans notre vie ce qui est important et ce qui n'est que poussière. Beaucoup de chrétiens, même non pratiquants réguliers, viennent ce jour-là pour recevoir les cendres car c'est un rite qui touche les coeurs.