C’est à un prêtre du diocèse de Paris et professeur aux Bernardins que nous devons ce magnifique texte qui exprime si fort les sentiments mêlés d’horreur et d’espérance que les chrétiens ont éprouvé dans la nuit du 15 au 16 avril. Cette nuit n’était pas faite pour dormir. À la vue de Notre-Dame en flammes, l’émotion était trop forte, la tristesse trop intense, la prière trop nécessaire. Et dire que j’étais encore la veille prêchant sous ces voûtes millénaires où je fus ordonné il y a bientôt trente ans ! Je ne puis vous exprimer la peine qui me gagne à la pensée de cet écrin de tant de nos souvenirs heureux disparu en fumée…
Vous avouerais-je pourtant qu’à la consternation a très vite fait place en moi une sorte de reconnaissance subjuguée ? Des propos que j’avais toujours désirés entendre ont semblé jaillir comme par miracle de ce funeste évènement. Au cours de ces heures angoissées, il m’a semblé, en effet, sentir le vieux coq Gaulois se réveiller de sa torpeur. Que de magnifiques paroles unanimes les médias n’ont-ils pas relayées de manière persistante et ininterrompue ! De la part de touristes, de badauds, de journalistes, d’hommes politiques, d’ecclésiastiques, d’esthètes, de pompiers,… Des gens de tous âges, de toutes conditions, de toutes origines et de toutes croyances… Une mystérieuse communion semblait régner enfin sur ce peuple de France dont les mois écoulés avaient si tristement montré au monde le morcellement et les fractures. Cette unité qu’un message présidentiel, prévu le même soir, n’aurait probablement pas réussi à renouer, Notre-Dame, la Vierge Sainte, l’accomplissait sous nos yeux éberlués. Et si c’était encore une fois l’intervention surnaturelle de la Mère de Dieu qui redonnait à notre cher et vieux pays l’élan de l’espérance ? Bien sûr restent l’infinie douleur de voir ces ruines désolées, l’irréparable perte de tant d’oeuvres d’art et l’abattement devant la tâche colossale de la reconstruction. Pourtant en cette Semaine Sainte qui débouche sur la victoire de Pâques, les chrétiens aiment à se redire que de tout mal, Dieu peut faire sortir un bien. De quel relèvement ce désastre est-il la promesse et l’amorce ? Ces pierres dont le Seigneur nous disaient hier encore qu’elles crieraient, ne les entendons-nous pas, encore fumantes, appeler au sursaut et à la foi ?
Père Guillaume de Menthière

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A PROPOS DE LA COLLECTE DES DONS POUR NOTRE-DAME

Depuis l’incendie de la cathédrale Notre-Dame de Paris, le lundi 15 avril, beaucoup de particuliers ou entreprises ont manifesté leur souhait de participer financièrement à sa reconstruction. Il faut, pour cela être très prudent dans le choix de l’association ou la fondation à qui vous allez remettre votre participation. En effet, un grand élan de solidarité s’est mis en place et nous voyons surgir beaucoup de collectes privées françaises ou étrangères (plateformes, cagnottes, quêtes, etc.). C’est pourquoi, l’évêque de Pontoise, Monseigneur Stanislas Lalanne, privilégie et vous conseille fortement d’apporter votre concours au Fonds Notre-Dame de Paris abrité par la Fondation Avenir du Patrimoine à Paris, sous l’égide de la Fondation Notre-Dame, reconnue d’utilité publique. Vous serez ainsi assuré, d’une part, que votre don ira bien à la reconstruction de la cathédrale de Paris en pleine coordination avec les pouvoirs publics. Et, d’autre part, que vous aurez la possibilité de recevoir un reçu fiscal.

Pour faire un don : https://don.fondationnotredame.fr/fapp-notre-dame
Site Internet : www.fondationavenirpatrimoineparis.fr