Une des richesses du carême à la lumière des textes Bibliques qui nous sont proposés durant ces quarante jours de préparation à Pâques, c’est aussi la découverte ou redécouverte de la miséricorde et de l’amour de Dieu. Dieu créateur qui sans cesse veut renouveler le cœur de l’homme et de tout. Il témoigne par sa Parole et ses actions qu’il est à l’œuvre à temps et contretemps pour que nous soyons dans la joie. « Ne vous souvenez plus d’autrefois, ne songez plus au passé. V Voici que je fais un monde oici nouveau : il germe déjà. » (Is 43, 18-19)

Jésus tout au long de sa vie publique s’est voulu le témoin privilégié de l’acte créateur de Dieu son Père par son agir à l’égard des pécheurs comme nous le révèle le récit de „la femme adultère (Jn 8, 1-11). Ce récit est profondément marqué par deux paroles du Christ : “Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre (Jn 8, 7)” et ” Femme⁄personne ne t’a condamnée⁄Moi non plus⁄Va, et désormais ne pèche plus” (Jn 8, 10-11)

“Celui d’entre vous qui est sans péché, qu’il soit le premier à lui jeter la pierre (Jn 8, 7)”.
Alors que les détracteurs du Christ voulaient se servir de cette femme pour l’atteindre voilà qu’il les renvoie à leur propre situation de pécheurs. Ils sont poussés à le reconnaître publiquement. Comme dit l’évangéliste, “ils se retirent en commençant par les plus vieux”. Tous nous sommes des pécheurs pardonnés. Cette conscience de nos péchés doit nous ouvrir à la miséricorde et à l’humilité dans notre jugement à l’égard de notre prochain. Nous ne sommes pas meilleurs que les autres. Prendre conscience de cela, c’est aussi un signe de sagesse.

“Femme⁄personne ne t’a condamnée⁄Moi non plus plus⁄Va, et désormais ne pèche plus”. Voilà ce que fait l’amour de Dieu. Face à nos péchés, l’amour de Dieu n’a pas de mémoire. Il ne fait pas le compte de tous nos péchés. Dieu ne condamne pas, il donne son pardon. Pardonner pour lui n’est pas signe de faiblesse ou de complicité avec le mal. C’est un appel à la conversion, à une vie nouvelle.

Et nous dans nos familles et notre communauté paroissiale avons avons-nous le souci d’offrir une seconde chance à l’autre ? Ne sommes sommes-nous pas tentés d’enfermer l’autre dans son passé ou tout simplement de le condamner ?

Fraternellement. Père Monné YAPO