Les enfants du catéchisme et les catéchistes tenaient à remercier tous ceux qui ont contribué à la mise en place de la crèche à l'église Saint-François-de-Sales. Merci à Rosa, Céline, Dolorès, Jitéria, Frédéric, les soeurs de NDD et au Père Guillaume.
Et puis, devant la crèche, beaucoup se sont interrogés sur la présence de hérissons. Cela vaut bien un indice, sous forme de petit conte sur le « vivre ensemble ».

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« Un été, une famille de hérissons, vint s’installer dans la forêt, il faisait beau, chaud, et toute la journée les hérissons s’amusaient sous les arbres. Ils batifolaient dans les champs, aux abords de la forêt, jouaient à cache-cache entre les fleurs, attrapaient des mouches pour se nourrir et la nuit, ils s’endormaient sur la mousse, tout près des terriers.
Un jour, ils virent tomber une feuille d’un arbre : c’était l’automne. Ils jouèrent à courir derrière les feuilles qui tombaient de plus en plus nombreuses, et comme les nuits étaient un peu fraîches, ils dormaient sous les feuilles mortes. Or, il se mit à faire de plus en plus froid, dans la rivière, parfois, on trouvait des glaçons. La neige avait recouvert les feuilles, les hérissons grelottaient toute la journée et la nuit, tant ils avaient froid, ils ne pouvaient fermer l’oeil.
Aussi, un soir, ils décidèrent de se serrer les uns contre les autres pour se réchauffer; mais s’enfuirent aussitôt aux quatre coins de la forêt : avec leurs piquants, ils s’étaient blessés le nez et les pattes. Timidement, ils se rapprochèrent, mais encore une fois, ils se piquèrent le museau, et chaque fois qu’ils couraient les uns vers les autres, c’était la même chose. Pourtant, il fallait trouver absolument comment se rapprocher : les oiseaux les uns contre les autres se tenaient chaud, les lapins, les taupes, tous les animaux aussi.
Alors, tout doucement, petit à petit, soir après soir, pour avoir chaud, mais pour ne pas se blesser, ils s’approchèrent les uns des autres, ils abaissèrent leurs piquants, et avec mille précautions ils trouvèrent enfin la bonne distance. Et le vent qui soufflait, ne leur faisait plus mal, ils pouvaient dormir, bien au chaud, tous ensemble… ».

Thérèse