Que faire pendant l’été pour ne pas perdre Dieu de vue, être toujours en contact avec lui ? On peut partir en pèlerinage en Terre Sainte sur les traces de Jésus, à Lourdes pour le 15 août, en Pologne sur les traces de Jean-Paul II, ou à Rome, pour prier en communion avec les premiers martyrs. Mais j'étais ailleurs, et pourtant ..... Ne peut-on pas aussi se retrouver à New-York, dans l’ascenseur qui monte au quatre-vingt sixième étage de l’Empire State Building, et contempler la beauté de la ville, au crépuscule, avec ses gratte-ciels qui s’allument les uns après les autres, comme les étoiles du ciel qui, à la nuit tombante, apparaissent petit à petit dans la voûte céleste. Alors, tout près du ciel et devant tant de beauté, on ne doute pas de la présence de Dieu et on a envie de lui rendre grâce.

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Ne peut-on pas partir en pèlerinage avec des saints dont on lit les écrits. Alors, on s’émerveille devant le lyrisme de John-Henry Newman décrivant la rencontre entre Jésus et Marie-Madeleine, au matin de Pâques, et se mettant dans la peau de Jésus : « Tu m’as vu, Marie, mais tu n’as pas pu me tenir. Tu t’es approchée de moi, mais seulement pour tenir mes pieds embrassés, ou pour être touchée par ma main. Et tu dis : « Ah ! Si je savais où le trouver ! Pour venir tout près de lui ! Pour le retenir et ne plus le lâcher ! » Désormais cela sera. Quand je serai monté, tu n’auras vue de rien mais tu possèderas tout. « Tu resteras sous mon ombre avec grande joie et mon fruit te sera doux. » Tu me possèderas tout entier. Je serai près de toi ; je serai en toi. Je viendrai en ton coeur, ton Sauveur, ton Christ, dans toute ma plénitude de Dieu et d’homme. Point de contact extérieur, ni de possession partielle, ni de rencontres éphémères, ni une simple apparition, mais une présence au-dedans, une intimité de possession, un principe de vie et une semence d’immortalité, pour que tu puisses « porter du fruit devant Dieu ».

Ne peut-on pas se laisser porter par la lecture de Thérèse de l’Enfant-Jésus et dans la confiance, emprunter sa petite voie, celle des bras de Jésus, l’ascenseur qui nous hisse encore plus haut que le sommet des gratte-ciels. On peut aussi vouloir oublier nos faiblesses et devenir apôtre de Jésus, comme Marie-Madeleine ; ou bien, lire la Parole de Dieu et, dans l’oraison, y puiser la science divine qui a illuminé le monde, comme notre soleil nous permet de vivre ; essayer d’être charitable en supportant les défauts des autres, en ne s’étonnant pas de leurs faiblesses, en s’édifiant des plus petits actes de vertu qu’on leur voit pratiquer. Que cette charité éclaire, non seulement ceux qui nous sont les plus chers mais tous ceux qui sont dans la maison, sans excepter personne.

Après toutes ces lectures, on se dit : comment pourrais-je, à mon petit niveau, m’imprégner de Jésus-Christ et porter du fruit ? Lire l’Evangile, aimer les autres, même ceux qui ne m’aiment pas, les aider, ne pas les juger, ne pas avoir peur d’aller vers eux, même si je cours le risque d’être rejeté ; pardonner, ne pas garder d’amertume dans mon coeur, mais le remplir de joie, la joie que me donne l’amour de la vie.

Que nos temps libres où enfin nous ne connaissons plus le stress, nous permettent de nous élever vers Dieu par la Confiance et l’Amour. Que nos batteries soient rechargées pour toute une année, batteries toutes lourdes de pépites d’Amour et toutes légères grâce à la Confiance.

Marie Hélène