Dans quelques jours, le 13 janvier, le collectif "Manif pour tous" appelle à manifester à Paris contre le projet législatif de "Mariage pour tous". Pour la deuxième fois, avant de laisser la place au débat parlementaire. Suite à la table ronde-débat organisée à Notre-Dame de Bury, le 2 décembre, un paroissien ayant participé nous a envoyé son compte rendu. Il complète le texte d’Hubert Ploix (cf. le Lien du 9 décembre).
L'affluence était grande dans l'Auditorium du Lycée Notre-Dame de Bury pour écouter les quatre intervenants (un maire et conseiller général, un prêtre, une dirigeante des Associations Familiales de France, un jeune homme homo et catho) et participer au débat.

A noter, pour commencer, l’accord de tous, intervenants et participants, sur le principe de ne prononcer aucun propos homophobe au cours de cette table ronde.

- Pour Jean-Pierre Enjalbert, maire de Montlignon et conseiller général : les débats, la mobilisation et l'action doivent avoir lieu maintenant. Lorsque la loi sera votée, il sera trop tard. Elle devra être appliquée, notamment par les Maires. Le cas « clause de conscience » ne pourra avoir lieu. Le Maire ne peut pas choisir « à la carte » la loi qu'il doit appliquer. En cas de vote de la loi, s'il ne veut pas célébrer de mariage homo, il ne peut, en son âme et conscience, que rendre son écharpe. Donc, c'est maintenant qu'il faut débattre et se mobiliser.

- Pour le Père Emeric Dupont, curé de Saint-Leu et vicaire épiscopal : la différence évidente des sexes ne peut être niée. Nous sommes, les humains, des êtres sexués. L'enfant a besoin de ce repère de la différence chez ses parents. Il doit pouvoir se positionner et se construire dans sa relation avec des parents de sexes différents.

- Et pour Philippe Arino, le jeune homo-catho : les homosexuels doivent assumer leur différence. Ils ne doivent en aucun cas être discriminés. Ils doivent pouvoir vivre normalement, mais doivent réaliser que le mariage est destiné aux couples hommes-femmes. En ce qui concerne la parentalité, ils doivent prendre conscience qu'ils ne sont pas procréatifs et ne pas céder à un impulsif désir d'enfants.

En conclusion du débat : l'argument de la recherche d'égalité par une petite minorité, si respectable soit-elle dans ses choix, ne peut remettre en cause, d’une part, une institution si importante que le mariage et, d’autre part, un principe aussi vital que la parentalité. A noter que notre combat ne peut être montré, notamment dans les médias, comme celui du conservatisme contre un hypothétique progressisme. Les idées que nous défendons ne peuvent se réduire à ce schéma trop simpliste.

D'ici le 13 janvier, une autre table ronde est organisée le 6 janvier par les paroisses de Cergy et des Hauts de l'Hautil. Elle aura lieu au lycée Molé à JOUY-LE-MOUTIER à 16h30. Elle réunira notamment Hugues Portelli (UMP), Laurence Tcheng (PS) et Frigide Barjot.