Comme convenu, après deux séances au temps de l'Avent, les rencontres de "Ma foi en questions" au presbytère ont pris leur cours mensuel. Le 20 janvier, nous étions 10 réunis avec le père Jean-Pierre, bien décidés à tous s'exprimer, s'écouter et éviter le plus possible les apartés.

D'emblée, une question posée sur le nouveau Notre Père a permis à notre curé de méditer sur la différence de sens entre la "tentation" et "l'épreuve". Et rapidement, la tragédie des 7 et 9 janvier nous a inspiré de fortes réactions en tant que citoyens et en tant que chrétiens. Les discussions ont porté sur le port du voile, les caricatures, la formation des imams, la liberté d'expression et les minutes de silence. La question la plus délicate était de savoir si chacun a revendiqué ou non le fameux "Je suis Charlie". Il y avait ceux qui retenaient d'abord l'unité et le sursaut national contre la barbarie. Il y avait ceux qui déploraient l'excès de dérision, le blasphème contre les croyants, l'atteinte au prestige de la France (surtout depuis le lancement du numéro historique de "Charlie Hebdo"). Mais tous, nous voulons encourager le mieux vivre ensemble. Par exemple, dans quelles occasions peut-on rencontrer des musulmans ? Dans son hall d'immeuble, dans les associations, ... Peut-on parler religion avec eux ? : plutôt oui. Et ainsi, sans provocation et avec patience, le pacte républicain qui nous est cher, peut être entretenu, sur la base d'une laïcité souriante.

Michel