Une constante sur les lèvres de Benoît XVI, depuis plusieurs mois : les chrétiens doivent s’engager en politique et ce, après s’être préalablement formés à la doctrine sociale de l‘Eglise.
Il vient encore de le rappeler dernièrement dans un message envoyé au président du Conseil pontifical « Justice et Paix » à l’occasion de l’assemblée de ce Conseil, qui a eu lieu les 4 et 5 novembre. Il déplore que « la coordination entre les Etats - souvent inadaptée car visant à un équilibre de pouvoir plutôt qu’à la solidarité – ouvre la voie à de nouvelles inégalités ».
L’urgence est, pour lui, à la formation du laïcat catholique dont le « devoir est de travailler à un ordre social juste ». Et d’encourager « Justice et Paix » à poursuivre son travail d’élaboration de nouvelles mises à jour de la doctrine sociale de l’Eglise et à trouver des voies pour véhiculer le contenu de celle-ci : organes de presse laïque, universités, centres de réflexion économique et sociale.

Déjà en septembre dernier, lors de sa visite dans la ville natale du célèbre Léon XIII et de sa non moins célèbre encyclique sociale « Rerum novarum », de 1891 (dont nous allons fêter les 120 ans), Benoît XVI avait déclaré : les chrétiens constituent « une force bénéfique et pacifique de changement profond dans la société ».

Jacqueline Huber