Parmi les oeuvres de miséricorde auxquelles l’Eglise nous invite pendant le Carême, il y a l’AUMÔNE. A notre époque, on l’appelle plus volontiers le PARTAGE. Nous avons à coeur de le vivre à notre échelon, avec nos proches, avec notre paroisse. Nous sentons bien qu’il faudrait aller plus loin : l’écho de tant de misères nous parvient et nous atteint ! Mais nous sommes aussi sollicités de manière si pressante, si fréquente par toute sorte d’organismes connus ou inconnus que cela nous laisse perplexes. Ces gens qui font appel à moi, sont-ils bien honnêtes ? Bien fiables ? Bien efficaces dans le but qu’ils se proposent ? La multiplicité des sollicitations, certains scandales de détournement (l’ARC), ou de dangereux amateurismes (l’Arche de Zoé) refroidissent notre capacité à être solidaires.
Le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) n’est pas un vague collectif « tiersmondiste ». C’est la collégialité de multiples mouvements et services d’Eglise. Depuis 1960, à l’invitation du pape de l’époque, St Jean XXIII, il est chargé de donner une dimension universelle, mondiale, catholique à la charité fraternelle des chrétiens. Son action est ICI et LÀ-BAS.

ICI : « Se faire le prochain de tout homme » demande Jésus. Mais comment ? Les images de guerres, de réfugiés, de misère que nous montre la TV nous apitoient, tout en nous donnant un sentiment écrasant d’impuissance. Le CCFD agit ICI par un travail d’information et d’éveil. Lutter contre la faim ? Agir pour le développement ? Quelque chose est possible ! Des conditions existent pour que ce soit efficace, pour que l’aide rejoigne vraiment les personnes dans leurs vrais besoins. A notre mesure, nous y pouvons quelque chose. Aimer mon prochain au-delà de ma famille et de mes proches, je découvre que c’est à ma portée !
- Nous aider à ouvrir les yeux sur les situations et leurs causes.
- Nous aider à poser des gestes de partage qui ne se perdent pas dans le gouffre sans fond de l’inefficacité ou de la corruption.
- Nous aider à faire le lien entre cette action en faveur du développement et notre foi chrétienne en l’amour du Père qui veut que tous les hommes aient la vie et qu’ils l’aient en abondance.

LÀ-BAS : Pour agir efficacement, l’action du CCFD au service du développement se fait en partenariat. Ce n’est pas à Paris que des technocrates décident dans des bureaux de ce qu’il faut faire. Ce sont les gens sur place qui s’associent, définissent leurs priorités, se donnent des objectifs en fonction des besoins réels qui sont les leurs. C’est ainsi que sont sélectionnés les projets retenus par le CCFD avec des possibilités de sérieux et de suivi dont bien souvent les réseaux d’Eglise en place, localement, sont les garants.

Au Plessis : Des enveloppes nous sont données à la sortie des messes de ce jour. A nous, durant la semaine, d’évaluer le don personnel ou familial qui représentera notre désir de nous ouvrir plus à Dieu et aux autres. Nous les rapporterons la semaine suivante, jour des Rameaux, où elles seront collectées à l’issue des messes.
Et vendredi 18 mars à 19h30 dans nos salles, un temps de veillée nous rassemblera avec une animation proposée par le CCFD, avec le repas du jeûne pris en commun.

Père Jean-Pierre