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Le pape en fait un temps contre l’indifférence
Déjà à Lampedusa, le Saint-Père dénonça la « mondialisation de l’indifférence ». Il a repris et amplifié cette notion dans son message de carême, en donnant des pistes pour rompre « ce mortel renfermement sur soi-même qu’est l’indifférence » :

 Dans l’Eglise : « Dans ce corps, les membres prennent soin les uns des autres, ou mieux, ils vivent les uns grâce aux autres. Vivre en Eglise est déjà en soi une rupture avec l’individualisme, avec l’indifférence.» Et il recommande, durant ce Carême, de « se laisser servir par le Christ » à travers sa Parole et dans l’Eucharistie par lesquelles les chrétiens deviennent un seul Corps : « Ceux qui sont du Christ appartiennent à l’unique Corps du Christ et, en Lui, personne n’est indifférent à l’autre ».
 Dans la paroisse : « Qu’elles deviennent des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence ! » Chaque paroisse est invitée « à franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure ». Elle ne doit pas se réfugier « dans un amour universel qui s’engage en faveur d’un monde lointain » sans voir les besoins immédiats. « Elle peut déjà montrer au monde qu’on peut vivre différemment ».
 Au niveau individuel, il faut sortir de la « spirale de la peur et de l’impuissance … Ne négligeons pas la force de la prière de tant de personnes » (peut-être le pape annonce-t-il l’initiative 24 HEURES DE PRIERE qui devrait être proposée prochainement, au coeur du Carême). Le pape invite également chacun à faire « des gestes de charité grâce aux nombreux organismes de charité de l’Eglise ». « Tenez ferme ! » écrit-il en reprenant l’épître de St Jacques (Jc 5,8), en appelant à une conversion des coeurs contre l’indifférence. Celle-ci s’assimile à une sorte d’apathie parfois synonyme d’irresponsabilité. Il évoque « la fermeture sur soi : créer un monde à l’intérieur de soi où l’homme se referme sur lui-même, sur sa communauté, sur sa paroisse », une fermeture qui vient « de l’orgueil, de la suffisance, de la conviction que je suis meilleure que les autres ».

Quant à nous, notre Carême paroissial commencera Mercredi 18 février, jour des Cendres. Au cours de la Messe du matin à 9 h, on pourra recevoir les cendres. Mais c’est surtout le soir, de 19 h 30 à 20 h 30 (durée garantie), à un moment plus facile pour tous, enfants, jeunes et adultes qu’aura lieu notre célébration paroissiale d’entrée en Carême, cérémonie d’ouverture du chemin qui nous conduira avec le Christ jusqu’à Pâques. Ceux qui voudraient vivre ce jour comme un jour de jeûne pourraient venir à la célébration à la place du repas du soir.

Père Jean-Pierre