Chaque sacrement est un geste accompagné d’une parole, que le Christ Seigneur accomplit à travers le ministère de son Église. C’est donc aussi une présence bienveillante de la communauté qui entoure et accompagne ceux et celles qui célèbrent un des sept sacrements de la foi catholique.

Chaque sacrement nous relie à l’évènement de la mort et de la résurrection du Christ. Il nous fait participer à la Pâque du Christ et nous communique cette plénitude de vie et de sainteté qui s’est manifestée à travers sa vie, sa mort et sa résurrection d’entre les morts.
Les sacrements permettent au Christ Seigneur de nous rejoindre à différentes étapes de notre vie. Nous sommes alors rendus capables de vivre ces étapes dans l’Esprit du Christ et de manifester ainsi au monde la miséricorde du Seigneur, sa sainteté.
En célébrant les sacrements de la foi, nous acceptons de participer à l’oeuvre du salut accomplie par le Christ. Cette oeuvre se prolonge, s’incarne dans notre vie, pour rejoindre à travers nous le monde d’aujourd’hui, et particulièrement nos proches. Combien il est important que les baptisés puisent à cette source vive du salut que sont les sept sacrements de la foi !.

LE SACREMENT DE L’ONCTION DES MALADES offre au Christ la possibilité de nous rejoindre dans notre vulnérabilité, lorsque notre corps et notre psychisme sont profondément affectés par la maladie et ses conséquences. Combien de fois dans le Saint Évangile voyons-nous le Christ se faire proche des malades, les guérir ; parfois même il nous est dit « que prenant leur main, il les fait se mettre debout » (Mc 1, 31) ? Lorsque Jésus envoie les Apôtres en mission, et à travers eux toute l’Église, il dit « voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru (…) ils imposeront les mains à des malades, et ceux-ci seront guéris » (Mc 16, 18). L’apôtre Jacques nous exhorte ainsi : « L’un de vous est-il malade ? Qu’il fasse appeler « les anciens de l’Église » (presbyteros, prêtres) et qu’ils prient après avoir fait sur lui une onction d’huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient ; le Seigneur le relèvera et, s’il a des péchés à son actif, il lui sera pardonné. » (Jq 5, 14-15).

N’hésitons pas à appeler un prêtre au chevet d’un malade ! Le sacrement communique la force du Christ pour vivre l’épreuve de la maladie ! Le sacrement est source de guérison intérieure et physique ! Le sacrement est manifestation de l’affection du Christ et de son Église pour les personnes éprouvées par la maladie.

COMMENT PRIVER QUELQU’UN, COMMENT SE PRIVER SOI-MÊME D’UNE TELLE GRÂCE ?

Guillaume Villatte,  prêtre
Curé de la paroisse du Plessis-Bouchard et de Franconville gare