C’est donc un devoir de conscience auquel se sont engagés ceux qui nous ont précédés, d’un tout autre ordre que la quête pour le fonctionnement de la paroisse (celle de la messe) ou les quêtes pour des oeuvres diverses ou l’entretien de nos bâtiments (celles de la sortie). Il est bon de rappeler ces données car la conscience de celles-ci semble s’éroder : sur environ 60.000 pratiquants réguliers dans notre département du Val d’Oise (quelque 25.000 ménages), seuls 9.500 personnes sont contributrices. Confrontée de ce fait à un gros déficit, notre Eglise doit, pour donner de quoi vivre aux prêtres, vendre des biens immobiliers, mais la possession de ceux-ci ne se renouvelle pas comme une fontaine miraculeuse ! Les bénévoles cherchent à sensibiliser au DENIER des personnes plus éloignées, celles qui demandent un service plus ponctuel à l’Eglise (mariage, baptême, funérailles …) mais il semble que la prise de conscience doive se faire prioritairement auprès de ceux et celles, fidèles du Christ par une vie d’Eglise, qui n’ont pas encore saisi l’enjeu de participer eux-mêmes au DENIER, et d’inviter autour d’eux à marquer l’appartenance à l’Eglise (dont beaucoup se réclament) par un engagement régulier, tel qu’on le fait par une cotisation dans toute sorte de société à laquelle on est affilié.

Dimanche prochain, une vidéo produite par notre diocèse sera projetée à la suite de la proclamation de l’Evangile. Elle permettra de rappeler l’importance du Denier, ainsi que d’en préciser le sens spirituel et biblique. Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui, dans ces temps financièrement difficiles qui sont les nôtres, sont déjà contributeurs au DENIER avec charité et persévérance et à toutes celles et ceux qui le deviendront !

Père Jean-Pierre