Lorsqu’une vie s’épanouit d’être aimée, la plus grande joie est de transmettre cet amour en transmettant la vie. Quelle joie de concevoir et d’accueillir un enfant au sein d’un couple ! Quelle joie aussi pour notre communauté chrétienne de voir des enfants et des jeunes autour de l’autel lors des célébrations dominicales ! Quelle joie pour les accompagnateurs de catéchumènes d’accompagner et de voir grandir la foi chez des adultes et des grands jeunes ! Quelle joie pour un enfant d’apprendre à un autre comment réaliser une chose qu’il aime !…
Dimanche dernier, le père Ferdinand Sebré, curé de Persan, disait dans l’homélie comment il voyait la joie rayonnante des grands-parents qui lui annonçaient qu’ils devenaient grands-parents pour la première, deuxième fois…

Leur joie naturellement se partage et s’accroît dans ce partage. Il continuait en nous invitant à partager notre joie de croire, de vivre avec le Christ ressuscité, la joie d’être aimé au point d’être sauvé ! Cette joie de transmettre vient du temps donné, de l’engagement envers nos proches, de notre engagement envers Dieu. C’est le temps passé en couple pour vivre des moments de qualité, des échanges en profondeur, c’est ce temps donné qui devient source de joie. Il en est de même du temps pris avec les enfants pour vivre avec eux des moments de jeux, de partage et de découverte. Nous goûtons d’autant plus « la joie de l’Évangile » que nous consacrons du temps à la rencontre avec Dieu, à la célébration fréquente de la messe dominicale… et à nos choix quotidiens pour faire plaisir à Dieu et nous faire proches des personnes qui nous entourent. Je constate « cette joie de l’Évangile » encore plus forte lorsque nous avons osé témoigner de notre foi à des personnes éloignées de l’Église. L’Esprit Saint qui nous rassemble et nous anime, l’Esprit de Pentecôte est « une force venue d’en Haut ». Il nous pousse à sortir de nous-même et de notre communauté chrétienne, pour aller porter témoignage de la joie de vivre avec le Christ ressuscité d’entre les morts. Prenons le temps d’invoquer fréquemment la venue de l’Esprit Saint dans nos vies, nos familles, notre communauté paroissiale :

« Esprit Saint je t’adore, Esprit Saint viens dans mon coeur,
Esprit Saint viens sur l’Église, Esprit Saint viens sur le monde.
Esprit Saint viens sur nos familles. »

Cette joie de vivre en Église pourrait se développer dans notre communauté chrétienne si nous cherchions les uns et les autres à cultiver des liens entre générations. Ce pourrait être lors des sorties de messe ; ce pourrait aussi être en veillant à ce que les différentes équipes se recomposent petit à petit en appelant des personnes d’au moins trois générations différentes. Comme le dit l’apôtre saint Paul « nous sommes les serviteurs de votre joie. »

Guillaume Villatte,  prêtre
Curé du Plessis-Bouchard et de Franconville gare