Dans la grâce de ce temps liturgique de l’Avent, « levons nos regards » vers des réalités plus grandes. D’autant que pèsent sur nous les contraintes des grèves et les préoccupations des fêtes de fin d’année. C’est l’attention maternelle de l’Église qui nous offre d’élargir l’horizon de notre vie et plus encore la perspective d’avenir. C’est pourquoi je suis heureux de vous proposer un passage du concile Vatican II sur l’Église, le monde et le monde à venir…
« Dans le Christ nous sommes tous appelés à faire partie de l'Église, et c'est en elle que nous acquérons la sainteté par la grâce de Dieu. Mais elle n'atteindra son achèvement que dans la gloire du ciel, lorsque viendra le temps du rétablissement de toutes choses, lorsque, avec le genre humain, le monde entier lui aussi, qui est intimement uni à l'homme et qui atteint par l'homme le but qui est le sien, sera parfaitement rassemblé dans le Christ.

Le Christ, élevé au-dessus de la terre, a attiré à lui tous les hommes ; ressuscité d'entre les morts, il a envoyé sur ses disciples son Esprit qui donne la vie ; et, par cet Esprit, le Christ a établi son Corps, qui est l'Église, comme le sacrement universel du salut. Siégeant à la droite du Père, il agit continuellement dans le monde pour conduire les hommes à son Église, pour les unir à lui-même au moyen d'elle, pour les rendre participants de sa vie glorieuse en leur offrant en nourriture son propre Corps et son Sang.
Ce rétablissement, qui nous a été promis et que nous attendons, a déjà commencé dans le Christ ; il a progressé par l'envoi du Saint-Esprit et par celui-ci il se poursuit dans l'Église. C'est en elle que la foi nous enseigne le sens de notre vie terrestre elle-même, du moment que, dans l'espérance des biens futurs, nous conduisons vers sa fin la tâche que le Père nous a chargés d'accomplir dans le monde, et que nous faisons ainsi notre salut. ».

Guillaume Villatte,  prêtre
Curé du Plessis-Bouchard et de Franconville gare