« Quand nous pensons au retour du Christ et à son jugement dernier qui manifestera, jusqu’à ses dernières conséquences, le bien que chacun aura accompli ou aura omis d’accomplir durant sa vie terrestre, nous sentons que nous nous trouvons face à un mystère qui nous dépasse, que nous ne réussissons même pas à imaginer. Un mystère qui, presque instinctivement, suscite en nous un sens de crainte et peut-être même d’inquiétude. Cependant, si nous réfléchissons bien sur cette réalité, celle-ci ne peut qu’élargir le coeur d’un chrétien et constituer un grand motif de réconfort et de confiance… »

 Le cri des premières communautés chrétiennes « Maranathà », ce qui veut dire « Ô viens Seigneur Jésus » (cf. Ap 22, 20)… « Dans ce cas, c’est l’Église-épouse qui, au nom de l’humanité tout entière et en tant que prémisses de celle-ci, s’adresse au Christ, son époux, impatiente d’être enveloppée par son étreinte : l’étreinte de Jésus qui est plénitude de vie et plénitude d’amour. C’est ainsi que nous embrasse Jésus. Si nous pensons au jugement dernier dans cette perspective, toute peur et hésitation disparaît et laisse place à l’attente et à une joie profonde : ce sera précisément le moment où nous serons finalement jugés prêts pour être revêtus de la gloire du Christ, comme d’un vêtement nuptial, et être conduits au banquet, image de la communion pleine et définitive avec Dieu. »

 « Un deuxième motif de confiance nous est offert par la constatation que, au moment du jugement, nous ne serons pas laissés seuls… (cf. Mt 19, 28)… (1 Co 6, 2-3). Comme il beau de savoir qu’en cette circonstance, en plus du Christ, notre Paraclet, notre Avocat auprès du Père (cf. 1 Jn 2, 1), nous pourrons compter sur l’intercession et sur la bienveillance de tant de nos frères et soeurs plus grands qui nous ont précédés sur le chemin de la foi, qui ont offert leur vie pour nous et qui continuent à nous aimer de manière indicible ! »

« Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pas pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé. Celui qui croit en lui échappe au Jugement, celui qui ne veut pas croire est déjà jugé, parce qu’il n’a pas cru au nom du Fils unique de Dieu » (Jn 3, 17-18). Cela signifie alors que ce jugement dernier est déjà à l’oeuvre, il commence maintenant, au cours de notre existence. Ce jugement est prononcé à chaque instant de la vie, comme réponse à notre accueil avec foi du salut du Christ présent et actif, ou bien de notre incrédulité, avec la fermeture sur nousmêmes qui s’ensuit. Mais si nous nous fermons à l’amour de Jésus, c’est nous-mêmes qui nous condamnons. Le salut est de s’ouvrir à Jésus, et Lui nous sauve ; si nous sommes pécheurs, et nous le sommes tous, nous lui demandons pardon et si nous allons à Lui avec cette envie d’être bons, le Seigneur nous pardonne. Mais pour cela, nous devons nous ouvrir à l’amour de Jésus qui est plus fort que toutes les autres choses ».

Pape François, audience générale du 11 décembre 2013