Lors de la veillée de la messe de Noël pour les familles, le 24 décembre à 19h00, les enfants seront particulièrement attentifs au conte des trois arbres, un récit de circonstance qui sera accompagné par des objets et des photos. Cette année, la crèche est installée au pied de trois sapins, symboles de force, de pérennité et de grandeur. C’est l’occasion de revenir sur l’histoire du sapin de Noël.

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La coutume du sapin de Noël est née en Alsace, au début du XVIIe siècle. Pour la première fois, on présentait un sapin entier sur l'actuelle place Kléber de Strasbourg. C'était bien un sapin, arbre qui pousse bien dans les Vosges et non un épicéa qui ne pousse pas naturellement dans cette région. Auparavant, on décorait les maisons seulement avec des branches, de différentes espèces : le houx et le gui, l'aubépine dans les pays celtiques, l'épicéa, le pin et le buis dans les pays scandinaves et germaniques, le laurier en Ligurie… et les branches de sapin autour des Vosges ou des Monts métallifères du sud de l'Allemagne orientale. C'est dans cette région que s'est développé le travail artisanal du bois de sapin. C'est le pays du Noël allemand classique.
La tradition de l'arbre de Noël s'est propagée avec la Réforme : les protestants abhorrent les représentations des personnages bibliques, à commencer par Jésus et Marie. Les santons ne pouvaient donc être appréciés par les protestants, qui lui ont préféré comme symbole de Noël le sapin, même si la célébration est d'origine païenne. C'était le sapin protestant contre les santons catholiques.
Le sapin de Noël a été rapidement adopté par les pays protestants. En France, cette tradition se limite à l'Alsace. Après la guerre de 1870, les familles alsaciennes fuyant leur région font connaître la tradition de l'arbre de Noël dans toute la France. Aujourd'hui, les guerres de religions ont disparu et chaque foyer célèbre un Noël oecuménique avec le sapin et la crèche.