Le thème des pèlerinages à Lisieux pour les 6ème/5ème en 2018 était « Avec Thérèse, osons la confiance », thème que les jeunes ont apprécié car faire confiance à son père ou sa mère, ne va pas toujours de soi. Pendant la journée, les enfants pouvaient alors marcher sur les pas de Thérèse pour découvrir comment on peut se tourner vers Dieu et redécouvrir la confiance.
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Dans « La sainte de la confiance », aux éditions du Carmel, le Père Marcel Boldizsar Marton, O.C.D. (Ordre des Carmes Déchaux) nous livre une méditation sur la voie de la confiance, chez Thérèse.
La mission de Thérèse est de nous faire aimer Dieu comme elle l’aime, d’enseigner aux âmes sa petite voie, c’est-à-dire la voie de l’enfance spirituelle, de l’abandon total à Dieu. Thérèse a découvert le secret de la confiance et elle nous le livre : la confiance ne se soucie pas du passé, elle ne pense pas à l’avenir, elle regarde seulement Jésus, le cher Présent ! Confiance dans le Père Thérèse a une confiance parfaite envers Dieu, son Père. Elle accepte tout de Lui, la souffrance, les croix, les réprimandes, les vexations, car « il proportionne les souffrances aux forces qu’il nous donne ». Confiance dans la Mère A l’âge de dix ans, quand elle était très malade, Thérèse a vu le visage de la Vierge, à côté de son lit, devenir très beau et lui sourire. D’un seul sourire, Marie l’a guérie, elle lui a redonné la vie, et avec la vie, la confiance, avec la confiance, le bonheur. Rien ne peut mieux nous aider à suivre la petite voie de la petite Thérèse que la confiance absolue envers Marie. Confiance en Jésus Thérèse raconte qu’elle a vu une image représentant un petit enfant sur les genoux de Jésus, un autre agenouillé à ses pieds qui lui baisait la main : « Moi je suis ce tout petit qui a grimpé sur les genoux de Jésus, qui le caresse sans rien craindre. L’autre petit ne me plaît pas tant. Il se tient comme une grande personne ; il sait qu’il doit du respect à Jésus… » (DE 5. 7. 3.) Une confiance d’enfant Thérèse avait entièrement confiance en Jésus. Dans « Histoire d’une Ame », elle écrit qu’elle s’était offerte à l’Enfant Jésus pour être son petit jouet, « qu’il devait se servir d’elle comme d’une petite balle de nulle valeur qu’il pouvait jeter à terre, pousser du pied, percer, laisser dans un coin ou bien presser sur son coeur si cela Lui faisait plaisir. » (Manuscrit A 64 recto-verso). Cette charmante image de la balle constitue pour Thérèse, la petite voie, l’enfance spirituelle, l’abandon à Dieu, le chemin de la confiance enfantine ! Comme Thérèse, puissions-nous nous abandonner dans les bras de Dieu avec une totale confiance, et dans nos prières, demander à Jésus qu’il règne seul sur toutes nos actions pour pouvoir accomplir non pas des actes humains, mais des actes inspirés par l’Esprit Saint, Esprit d’Amour. Prions pour que, l’amour que nous vivons en famille, nous donne la force d’aimer Jésus comme Thérèse a appris à l’aimer grâce à ses parents Louis et Zélie Martin.

Marie-Hélène Rocher