C'est l'intitulé d'un colloque organisé au Sénat le 15 novembre, par la fondation "K d'urgences", avec des ministres et élus socialistes et de droite. Les familles monoparentales, constituées le plus souvent par des femmes, sont les premières victimes de la crise économique et cumulent les difficultés au quotidien. Une famille sur cinq est aujourd'hui composée d'enfants et d'un seul parent (la mère dans 85% des cas), soit plus de deux millions de foyers. Le nombre des familles monoparentales a plus que doublé en quarante ans et ne cesse de croître. Il a augmenté de 10% entre 1999 et 2005, selon l'Insee. Leur taux de pauvreté est évalué à 35% par l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), soit 2,5 fois plus que l'ensemble des familles.

Ces femmes, qui élèvent seules leurs enfants et sont souvent contraintes de les garder elles-mêmes faute de moyens ou de places en crèches, sont davantage touchées par le chômage. "Un grand nombre d'entre elles sont dans l'obligation vitale d'accepter des emplois à temps partiels contraints", a aussi reconnu la ministre des Droits des Femmes Najat Vallaud-Belkacem. "Ces familles ont subi très fortement la hausse des loyers ou des prix de l'énergie, leur situation n'a cessé de se dégrader". Plus pauvres, elles sont davantage victimes du surendettement : "près d'un dossier sur deux est celui d'une famille monoparentale", a témoigné Jean-Louis Kiehl, président de Crésus, association de lutte contre le surendettement, rappelant qu'un dossier était déposé toutes les deux minutes en France.

Un quart des familles monoparentales serait aussi en "situation de surpeuplement" selon l'Insee, c'est-à-dire vivant dans des logements trop petits. Des aides sociales existent pour aider les foyers monoparentaux, souvent ciblées sur les plus pauvres, comme l'Allocation parent isolé, créée en 1976 puis fondue dans le Revenu de solidarité active (majoré pour les parents isolés) en 2009. Mais bien souvent, elles ne suffisent pas. Surtout en cas d'impayés de pension alimentaire. "Séparée en 2009, je n'arrive toujours pas à divorcer car mon mari est aux abonnés absents", a raconté jeudi Gaël, maman de deux filles de six et huit ans. "Pendant quinze mois, je n'ai reçu aucune pension et depuis un an, je ne la touche que partiellement car le papa refuse de dire où il est", a-t-elle poursuivi. Mme Vallaud-Belkacem a promis jeudi que, lors de la conférence nationale sur la pauvreté et l'exclusion, prévue les 10 et 11 décembre, le gouvernement "ferait des propositions sérieuses pour lutter contre les impayés des pensions alimentaires". Christine Kelly souligne l'urgence d'un mode de garde des enfants à bas coût. Sources : Nouvel Observateur et" 20 minutes" (15 novembre)

En 1999, Plessis-Bouchard comptait 9, 8% de familles monoparentales, soit plus de 2,2% de plus qu'en 1990! Qu'en est-il en 2012! Une préoccupation qu'ont sûrement nos amis membres du Secours Catholique ou du Secours Populaire, notamment ceux membres du CCAS. Préoccupation, qui à l'heure de Diaconia, doit être partagée par tous.

JH