La semaine passée ont eu lieu les rencontres de démarrage de l’Eveil à la Foi, de la Catéchèse des enfants (CE2, CM1, CM2), et de l’Aumônerie scolaire (collégiens, lycéens et aînés). C’est une tâche essentielle de l’Eglise que de proposer la foi qui est la sienne, qui l’attache au Seigneur Jésus-Christ. C’est d’ailleurs de Lui qu’elle en a reçu mission. Merci à celles et ceux qui prennent sur leur temps, en plus de leur vie familiale, professionnelle, devant jongler avec les horaires, les contraintes, les difficultés, la fatigue, pour participer à cette oeuvre, surtout ceux qui acceptent de commencer cette année, avec un peu de crainte peut-être, mais avec le désir de partager avec d’autres la joie de la rencontre joyeuse avec le Seigneur. Mais cela n’occulte pas l’immense importance en ce domaine des proches, familles, parents, grands-parents. Le grand écrivain et académicien français Julien GREEN se souvient :

« Je commençais à parler un peu l’anglais quand ma mère me fit apprendre par coeur le Psaume 22 (Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer). Ces phrases si simples se logèrent sans difficulté dans ma mémoire (…) Je croyais ce que croyait ma mère et, autant que je m’en souvienne, elle n’expliquait rien. Elle me faisait répéter chaque verset après elle puis le psaume entier, et tout cela formait dans mon cerveau des images merveilleuses dont je puis dire que je m’enivrais. Je voyais le Berger, je voyais la vallée de l’ombre de la mort, je voyais la Table dressée. Il ne m’en fallait pas plus à cet âge. Quelque chose se passait en moi qui ne s’abolirait jamais, quelque chose m’était donné, et je m’aperçois qu’aujourd’hui, je n’en sais pas beaucoup plus long qu’aux minutes où je dis pour la première fois ces paroles d’une familiarité si majestueuse. En les prononçant, même de ma voix encore hésitante, j’avais l’impression de suivre pas à pas quelqu’un et d’avancer avec lui vers un vaste palais tout baigné de lumière d’où je ne sortirais jamais plus, mais il fallait d’abord traverser la région obscure et ne pas trembler. C’était l’Evangile en petit. Que de fois dans les heures d’angoisse, je me suis souvenu de la houlette réconfortante qui écarte de nous le danger ! » (de Partir avant le jour, 1963)

Puissent ces quelques lignes donner courage et envie d’être témoins de la foi en famille.

Père Jean-Pierre