En cette fête de la Pentecôte qu’il est bon de fêter l’Esprit Saint, de reconnaître son action dans nos vies et dans celle de notre communauté paroissiale. Comment ne pas l’adorer en nous recueillant en nous-mêmes ? Le bienheureux père Marie-Eugène de l’Enfant Jésus aimait à dire que « l’Esprit Saint est notre ami le plus intime »… Qu’il est « la grande réalité de notre âme ! » C’est par l’action de l’Esprit Saint que le monde fut créé et que la vie même de Dieu fut « insufflée par Dieu dans les narines d’Adam » (Genèse 2). C’est par l’action de l’Esprit Saint que la Vierge Marie a conçu le Fils éternel du Père en son sein. Jésus est totalement pétri de l’Esprit Saint dès le moment de sa conception. Toutes les fibres de son être, toute sa chair et son être le plus intime sont imprégnés et animés par l’Esprit Saint. C’est pour cela que nous l’appelons Christ ! Il a reçu d’une façon unique et indépassable l’onction de l’Esprit de Dieu. Alors comment ne pas l’aimer, l’adorer, le bénir et le louer ?

L’Esprit Saint est la lumière de la foi qui nous permet de reconnaître en l’homme Jésus, le Messie, le Fils éternel du Père. De le reconnaître par une adhésion du coeur et de tout notre être, une communion. C’est lui qui transfigure le Christ et manifeste ainsi sa présence dans toute l’humanité de Jésus. « L’Esprit témoigne que nous sommes enfants de Dieu » ; « il nous fait prier Abba, Père » (Romains 8, 14-15). C’est Lui qui repose sur l’Église et la rassemble dans la communion du Père et du Fils. C’est Lui qui inspire les paroles des prédicateurs, agit dans les sacrements et nous relie au mystère de la mort et de la résurrection du Christ. C’est Lui qui nous fait espérer et attendre avec ardeur les biens à venir, et la venue glorieuse du Christ (Apocalypse 22, 17). C’est Lui qui par l’ardeur et la force de son amour pousse les chrétiens à sortir d’eux-mêmes pour porter témoignage de la résurrection du Christ et de la bienheureuse espérance de la vie éternelle en Dieu.

C’est l’Esprit Saint qui avec les paroles de Jésus « consacre », « sanctifie », « transfigure », le pain et le vin et les transforme pour qu’ils deviennent le vrai Corps et le vrai Sang de Jésus ressuscité. Pain et Vin du Royaume de Dieu, vrai nourriture de la Vie éternelle, la Vie même de Dieu. Alors comment ne pas adorer, louer, bénir et rendre grâce à l’Esprit Saint ? Comment ne pas désirer « qu’il nous purifie, nous illumine, nous transfigure afin que nous puissions marcher sur les pas du Fils Bien Aimé du Père ». « Nous parviendrons ainsi, par la seule grâce de Dieu, à la pleine communion au Dieu unique et trois fois saint ; Lui qui vit et règne et reçoit toute gloire pour les siècles des siècles, Amen. » (St François d’Assise, lettre à tout l’ordre)

Guillaume Villatte,  prêtre
Curé de la paroisse du Plessis-Bouchard et de Franconville gare