Cette année, du 23 au 25 novembre, les Semaines Sociales de France, au Parc Floral de Paris, ont choisi pour thème: "Hommes, femmes: la nouvelle donne". Jérome Vignon, le président, explique la problématique.

La dynamique de l'égalité hommes/femmes dans les sphères économiques, sociales et politiques a bouleversé en quelques décennies les conceptions traditionnelles de la répartition des rôles masculins et féminins. Le principe de cette égalité fait désormais partie des droits fondamentaux en démocratie. Cependant il semble que cette dynamique aborde une nouvelle étape. Des progrès importants ont été accomplis pour étendre la participation des femmes dans le monde du travail et celle des hommes dans les tâches familiales. Pourtant les résistances sont nombreuses : les stéréotypes ont la vie dure, la parité en politique tarde à s’accomplir, l’éducation reste marquée par des spécificités masculines et féminines. Un trouble certain gagne la société, alimenté par les idées qui accompagnent les analyses du « genre » comme pure construction sociale. Si l’identité des sexes n’est que le fruit de la culture dominante, que veut dire être homme, être femme ? Les différences hommes/femmes seraient-elles contingentes, sans aucun lien avec un fondement vital ? (...) En nous libérant des stéréotypes, des peurs et des rapports de domination qui les accompagnent, la recherche de « l’égalité dans la différence » entre les sexes déboucherait-elle sur une bonne nouvelle, tant pour les hommes que pour les femmes ? En famille, dans l’accomplissement du projet éducatif, dans les relations au travail, peut-elle conduire à une meilleure prise en compte, pour les femmes et les hommes, ensemble, de leurs potentialités ?

Durant ces 3 jours, les sujets seront aussi variés que "Hommes et femmes en église" et "Conjugalité et vie familiale" en passant par "Une anthropologie biblique sous le signe de la relation". Autant de voies pour se rappeler pourquoi les hommes ne sont pas les femmes, et réciproquement.
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