Parti avec 10 jeunes de notre paroisse, accompagnés de Céline Grondin, Daniel Siguret et Marie Ferlicot, leurs animateurs, Clément, 17 ans, en 1ère, revient boosté dans sa foi. Il témoigne :

« Le Frat, pour moi, c’est un moment de découverte d’autres jeunes, et notamment de ceux de l’Aumônerie de Soisy et de beaucoup d’autres personnes rencontrées : dans le train, les carrefours ou au cours d’activités. Un moment très important aussi, où l’on se retrouve avec des jeunes de moins de 18 ans et où on ne se sent pas seuls. Je pense à ce temps diocésain que nous avons vécu ensemble, mélange de frateux et de gens du pèlerinage de Pontoise, où, sous le chapiteau, nous nous sommes retrouvés avec des pèlerins, des malades et donc pas mis à part.
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Nous étions tous ensemble, de 3 mois à 103 ans, paraît-il. Un temps animé par des délégués diocésains et par notre évêque, Mgr Lalanne, avec diffusion de vidéos sur le Frat, aidant à la réflexion sur les raisons d’y participer. Un véritable moment de partage amical dans la foi, qui nous fait avancer. La paix, thème du Frat discuté en carrefours, nous a conduits à réfléchir sur nous-mêmes, notre foi, la paix à l’intérieur de nous ou avec les autres et à nous interroger : transmettons-nous la paix ? Dans ces groupes où nous étions par six, j’étais avec Daniel Siguret. Très pédagogue, il nous a amenés à réfléchir sur nous-mêmes. Moments impressionnants que ces rassemblements à la basilique Saint-Pie X, où nous priions et chantions tous ensemble. Deux rencontres m’ont aussi particulièrement marqué : celle de Syriens immigrés en France venus témoigner de leur vie en Syrie, des atrocités commises là-bas et de l’enfer administratif qu’ils avaient dû subir pour arriver en Europe, puis en France ; et celle d’un prêtre aumônier de prison, porteur de lettres à destination des frateux, écrites par des prisonniers condamnés pour meurtres, viols ou vols. Ce Frat de Lourdes, un moment fort, joyeux, parfois rempli de larmes car il fait remonter plein de choses en nous. Et puis le fait également de se remettre en cause, de prier, de remercier, de s’excuser... Et aussi de côtoyer de nombreux malades, qui nous faisaient penser très fort à des personnes de notre entourage ».

Bref, pour Clément, ce pélé, à 12000 qu’est le Frat, est un super moment qu’il n’hésiterait pas à proposer à tout jeune en recherche de paix, de Dieu. Qu’on se le dise !

Propos recueillis par Jacqueline HUBER