Mais lors de la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, les prêtres se sont trouvés privés de la rémunération qu’ils recevaient jusqu’alors de l’Etat. Les catholiques français ont alors décidé de prendre en charge leur subsistance, et ce fut la création du Denier du Culte, appelé ensuite Denier du Clergé puis aujourd’hui Denier de l’Eglise. En effet, en plus des prêtres, il sert aussi au traitement des salariés non prêtres. C’est nécessaire pour pallier au petit nombre de prêtres et assurer la professionnalisation de certaines tâches administratives. (On peut remarquer que ces personnes embauchées par l’Eglise consentent à une rémunération bien inférieure à ce à quoi elles pourraient prétendre dans le privé et pour un investissement personnel exigeant). Le Denier de l’Eglise va donc au traitement des prêtres et permanents d’Eglise.

C’est dans cette continuité qu’il vous est proposé de vous inscrire. Le document qui vous est remis à l’issue de la messe (en particulier le volet bleu de gauche) donne quelques points qui font réfléchir. Il s’agit pour tous d’un devoir à accomplir, et pas seulement une parmi d’autres, de ces multiples sollicitations humanitaires que nous recevons tous, laissées à notre appréciation. Devoir aussi de « passer le message » autour de nous, jeunes générations ou autres proches catholiques à qui on n’a jamais permis de découvrir comment vivaient les prêtres. Merci très cordial de bien vouloir prendre à coeur cette contribution essentielle pour votre Eglise.

Père Jean Pierre