Mais pour les chrétiens, surtout les chrétiens catholiques, Noël est encore autre chose. C’est à la crèche que l’étoile les conduit, à l’Enfant qui apporte la paix à la terre. C’est ce que l’art chrétien nous dépeint en tant d’images émouvantes, et ce que nous chantent de vieilles mélodies, toutes pleines de la magie de l’enfance.
Dans le coeur de celui qui vit avec l’Église, les cloches du chant « Rorate » et les chants de l’Avent réveillent une sainte nostalgie ; et celui, à qui s’est ouverte l’inépuisable source de la liturgie, entend jour après jour le grand prophète de l’Incarnation (Isaïe) marteler ses exhortations et ses promesses : « Cieux, répandez d’en haut votre rosée, et que les nuées fassent pleuvoir le Juste ! » « Le Seigneur approche ! » « Adorons-le ! » « Viens Seigneur, ne tarde pas ! » « Jérusalem, crie de joie car ton Sauveur vient à toi ! ».

Le tableau qui orne le devant de l’autel, dans l’église St-François-de- Sales, met bien en évidence une zone d’ombre d’où viennent les bergers, puis une zone de lumière qui s’intensifie à l’approche de Bethléem, là où le Fils de Dieu s’est fait chair. C’est ce chemin que nous avons sans cesse à refaire jusqu’au moment où nos vies seront pleinement unifiées par l’Esprit du Seigneur.

CE CHEMIN NOUS LE FAISONS AVEC JOIE, CAR NOUS SAVONS QU’EN LE PARCOURANT NOUS ENTRAÎNONS AVEC NOUS UNE PARTIE DE L’HUMANITÉ : « LES HOMMES DE BONNE VOLONTÉ ». C’EST NOTRE PART À L’OEUVRE DU SALUT ! QUELLE JOIE ! QUELLE FIERTÉ ! MAIS AUSSI QUELLE RESPONSABILITÉ ! UNIS AU CHRIST PRÊTRE, PROPHÈTE ET ROI, NOUS SOMMES « une descendance choisie, un sacerdoce royal, une nation sainte, un peuple destiné au salut, pour que vous annonciez les merveilles de celui qui vous a appelés des ténèbres à son admirable lumière » (1, Pierre 2, 9).

Guillaume Villatte,  prêtre
Curé de la paroisse du Plessis-Bouchard et de Franconville gare