Deux paroissiennes enseignantes acceptent de témoigner sur le vécu de leur métier en plein confinement, alors que les écoles primaires rouvrent peu à peu leurs portes.

Je suis enseignante auprès d’enfants nécessitant un suivi particulier. Dès l’annonce du confinement, un groupe est créé sur l’application What’s App pour relier les professeurs, les enfants et leurs parents. En outre, grâce à l’application Zoom et la plate-forme du CNED (Centre National d’Enseignement à Distance), je peux donner les cours tout en voyant le visage des élèves. En cours préparatoire, les parents sont présents aussi et je n’avais pas eu l’occasion de les voir si souvent. En maternelle, les groupes sont constitués par les maîtresses en tenant compte des affinités entre les enfants ; ainsi, à distance, ils peuvent retrouver leurs copines et copains. J’ai été agréablement surprise par les nombreuses paroles de gratitude par les parents. Maintenant depuis le 18 mai, les enfants reviennent peu à peu à l’école et je veux les accompagner, mais ils sont encore bien peu nombreux.

Depuis la mi-mars, professeure des écoles, j’ai exercé mon métier à distance à l’aide des nouvelles technologies. Je garde une grande joie de cette expérience. J’ai très vite été intégrée dans la vie des familles. Ma voix a été chaleureusement accueillie dans les foyers où j’ai assuré les cours pour mes élèves, parfois en présence des parents, devenant ainsi un membre à part entière de la famille. Cela a été l’occasion de nombreux échanges sur leur ressenti durant la période de confinement. Ces liens inattendus vont sans doute perdurer après la reprise de l’école prévue le 25 mai pour mes élèves. S’annonce alors un nouveau challenge : faire coexister l’école à distance et en face à face pour ne priver aucun élève de continuité pédagogique. Je reste confiante et m’en remets à Dieu qui nous accompagne en toutes circonstances. Prions pour l’avenir de tous les écoliers du monde.

Merci Seigneur pour les enseignants qui ont fait preuve d’un immense dévouement et de surprenantes capacités d’adaptation pour que les enfants soient le moins possible victimes des conséquences du confinement.