A l’instar des autres années, nous sommes invités tout au long de cette semaine (du 18 au 25 janvier) à prier pour l’unité des chrétiens. Cette semaine sera marquée par le rassemblement diocésain du dimanche 25 janvier à 17 heures, à la cathédrale saint Maclou de Pontoise, autour de notre évêque et des autres responsables de certaines confessions chrétiennes. Pendant quelques heures, nous allons essayer de vivre la recommandation du Christ : «Qu’ils soient un.»

Au soir de sa vie terrestre, comme nous le rapporte Saint Jean (Jn 17, 1-26.), Jésus a prié pour l’unité de ses disciples: « …que tous soient un…qu’ils soient un comme nous sommes un…qu’ils parviennent à l’unité parfaite. » L’unité des disciples est essentielle sur le chemin de la foi et du témoignage : « que tous soient un…afin que le monde croie que tu m’as envoyé…qu’ils soient un…qu’ainsi le monde puisse connaître que c’est toi qui m’as envoyé. » L’unité de ceux et celles qui se réclament du Christ est primordiale dans l’annonce de la Bonne Nouvelle.

Si nous sommes invités chaque année à la prière pour l’unité des chrétiens, c’est parce que cette unité que Jésus espérait pour ses amis, a été compromise par les différentes divisions qui ont marqué l’histoire du christianisme. Nous prions aussi pour l’unité des chrétiens, car elle n’est jamais un acquit. Il faut chaque jour œuvrer pour son avènement. Œuvrer pour qu’elle devienne une réalité. Prier pour que Dieu nous garde dans l’unité, nous préserve de l’esprit de division qui habite parfois des cœurs ; mais surtout qu’il nous donne un cœur qui désire l’unité comme une biche languit après l’eau fraîche.

Cependant l’unité ne peut se réaliser à l’extérieur que si elle existe à l’intérieur de nos communautés respectives. Se rassembler autour de la table de l’eucharistie ne signifie pas nécessairement que nous sommes unis. La vraie unité s’enracine, prend sa source dans la charité, la cohésion dans l’action, le respect de l’autre. Accepter que l’autre soit différent et qu’il ne pense pas toujours comme moi. L’unité se nourrit de vérité, de simplicité, de délicatesse dans la parole et de sincérité dans le rapport avec l’autre. Elle appelle à chaque époque une conversion de notre regard. En pensant aux Eglises sœurs, pensons aussi à nos différentes communautés paroissiales d’ici et d’ailleurs. Qu’elles soient des signes d’unité, dans un monde en quête d’unité, face aux différentes crises qui le fragilisent.

Fraternellement. Père Monné YAPO

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