Alors ne plus fleurir l’église en Carême, c’est manifester que nous avons détourné et abîmé l’oeuvre de Dieu, le don de Dieu. C’est manifester qu’ensemble nous reconnaissons notre péché et que nous prenons conscience de ces conséquences tant dans notre relation à Dieu que dans la vie de l’Église et du monde. Nous pouvons supporter cette prise de conscience, cette démarche de vérité car nous la vivons sous le regard miséricordieux de Dieu notre Père ; nous le faisons en expérimentant la tendresse de Dieu manifestée en Jésus-Christ. À la façon dont Pierre, après son triple reniement, croise le regard de Jésus et se met à pleurer… il fait l’expérience de la miséricorde !
Dans son encyclique « LAUDATO SI » le pape François dit ceci : « Les récits de la création dans la Bible suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché. »
À Pâques les fleurs et la beauté des bouquets manifesteront que la puissance de la résurrection du Christ restaure et embellit la création de Dieu. Que cette puissance de vie nous a restaurés et embellis durant tout le Carême afin de nous faire resplendir de la beauté et de la joie du Ressuscité…

Guillaume Villatte,  prêtre

Curé du Plessis-Bouchard et de Franconville gare