La neige aurait-elle dissuadé les parents du Plessis-Bouchard de se rendre nombreux à la conférence organisée par la FCPE (Fédération des Conseils de Parents d’élèves), le 6 février dernier, Espace Maillard, sur le thème : « Violence entre jeunes » ?

Dommage pour eux, pour leurs enfants et la FCPE qui s’était énormément investie afin d’informer largement la population de la tenue de cette conférence. Nul doute que bien des parents auraient beaucoup appris des informations et conseils donnés ce soir-là par la conférencière, Mme Alexia Normand, chargée de Prévention à la MAE (Mutuelle des Assurances Scolaires). Nous vous faisons profiter ci-après des échos recueillis auprès d’une maman, Isabelle Guizard- Galland, présente à cette réunion.
Elle raconte que Mme Alexia Normand ayant eu la possibilité d’intervenir, 24 heures auparavant, sur le même thème, dans deux classes de 6ème du Collège Marcel Pagnol, a introduit sa conférence en partant des constats faits à cette occasion. Deux principales violences sont subies et formulées par les jeunes : les violences verbales (en s’envoyant tous les mots qui leur passent par la tête, souvent sans en connaître le sens) et les moqueries. Surtout sur les vêtements. D’où la nécessité, pour eux, - et elle leur a recommandé - d’apprendre à connaître le sens des mots et de bien user du vocabulaire. Par contre, ils redoutent avant tout le jugement des autres. Entrant ensuite dans le vif du sujet, la conférencière a tenu à cerner ce que l’on nomme harcèlement. Il diffère de la taquinerie, de la moquerie, de l’acharnement. Il y a harcèlement quand l’action se situe sur du long terme et que survient une usure psychique. D’où, pour les parents, la nécessité de travailler très tôt avec l’enfant sur ses émotions (es-tu en colère ? triste ? déçu ?), de façon à ce qu’il puisse les cerner puis les verbaliser, notamment quand il s’estimera avoir été agressé.

Puis la conférencière a listé tous les types de harcèlement : celui dit « d’appropriation », le fait d’une personne qui s’impose, domine les autres sans pour autant les menacer ; le harcèlement alimentaire qui a lieu au self où un jeune va se faire faucher systématiquement son dessert. Dans le domaine du harcèlement, les réseaux sociaux n’étant pas en reste, Mme Alexia Normand en a profité, dit Isabelle, pour rappeler la loi : pas de réseaux sociaux avant 13 ans et souligner que les remèdes au harcèlement résident en grande partie dans l’existence d’équipes éducatives soudées. Et les harceleurs ? Ils ne sont pas oubliés. Deux méthodes, appliquées dans des zones d’éducation prioritaire, sembleraient faire des miracles auprès d’eux, en les amenant à la prise de conscience et à la citoyenneté : la méthode PIKAS et la méthode KIVA. Puissent-elles être plus largement diffusées !

Jacqueline HUBER