Il sera béni ce dimanche 26 novembre dans l’église Saint-François et installé au début de 2018. Mais il vient de loin : du Vietnam exactement, grâce à la générosité et aux bons soins de notre fidèle Marie-Anne Ferlicot. Elle a accepté de raconter l’histoire rocambolesque de cette oeuvre inattendue.

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C’est un autre chemin de croix qui aurait été béni ce dimanche 26 novembre, mais notre Seigneur en a décidé autrement. Tout commença à Saïgon, un dimanche d’Août 2017, après la messe de 10h. La grande librairie derrière l’église vendait toutes sortes d’articles religieux (livres, DVD, chapelets, statues, habits pour célébrer la messe, etc). Je décidai d’aller voir ce matin-là, accompagnée de mes parents, ce qu’on pouvait trouver comme chemin de croix. Différents modèles y étaient exposés, mais un seul avait retenu mon attention, un peu trop grand et plutôt classique pour notre église. Alors que j’attendais son prix dans un format se rapprochant d’une feuille A4, ma mère arriva vers nous, le bras gauche couvert d’un gros bleu ! Elle venait de glisser et s’était fait mal mais rien de grave. Sans attendre le prix que l’on devait me communiquer, nous repartîmes à la maison.
Quelques semaines s’écoulèrent mais je n’abandonnais toujours pas mon projet. Fin Septembre, la messe de ce dimanche en fin d’après-midi nous fit changer d’église. La toute petite librairie, en face de celle-ci, tenue par des soeurs n’avait rien de commun avec l’autre. Je décidai quand même d’y faire un tour, sans grande conviction. Et là, tout en bas d’une étagère, une belle reproduction de « Jésus meurt sur la croix » …Après renseignement, j’appris que c’était une station de chemin de croix, la 12e. « Il y en a 13 autres comme ça, mais sur commande », me dit une Soeur. Carrément en extase devant ce magnifique travail, je me dis que j’avais bien fait d’attendre, car ce chemin de croix était bien celui qu’il fallait à St-François ! De plus, ses dimensions 20 x 30 cm conviendraient parfaitement. Après avoir obtenu l’approbation de la Paroisse, ma décision était prise : je ne quitterai pas le Vietnam sans lui !
Mais comment emballer ces 14 stations pour qu’elles arrivent en bon état. Plusieurs soeurs se sont mises à l’oeuvre pour les bourrer de mousse et de bulles. Malgré son poids (2 kg chacune), tout est cassable en cas de choc. Un autre souci c’est le passage en douane vietnamienne. Car après la pesée des bagages, chaque passager est invité à venir voir, quelques mètres plus loin, si ceux-ci ont passé le barrage de contrôle au laser. Si les contrôleurs ont un doute quelconque sur le contenu de vos bagages, vous êtes prié de les ouvrir … Dans un pays (communiste) où seulement 7 % de la population sont catholiques, sait-on ce qu’est un chemin de croix ? … À mon grand soulagement, heureusement, les quatorze stations, réparties dans trois bagages, ont fait plus de 10.000 km sans encombre jusqu’au Plessis-Bouchard, grâce au Ciel !

Marie-Anne