Avec le diocèse, du 11 au 13 novembre 2016, Michel et moi sommes allés en pèlerinage sur les pas de Saint Martin, à Tours, 1700 ans après sa naissance. Nous étions 45, sans notre évêque mais avec un diacre, François Nolin.
saint_martin_Charite.jpg
Le 11 novembre, nous avons d’abord visité l’Abbaye de Marmoutier, où nous nous sommes recueillis à l’endroit où Saint Martin se retirait pour prier. Puis nous avons marché le long de la Loire, pour rejoindre Tours. La lumière douce de l’automne sur les berges chamarrées du fleuve nous incitait à méditer sur l’envoi en mission et les oeuvres de miséricorde. L’après-midi, nous avons assisté à la messe, solennité de Saint Martin, présidée par Mgr Aubertin, archevêque de Tours, à la cathédrale Saint-Gatien. Cette très belle messe solennelle commémorait le retour de la dépouille de Saint Martin à Tours, le 11 novembre 397, trois jours après sa mort.

Le 12 novembre, nous nous sommes rendus à la collégiale de Candes - Saint-Martin, pour nous recueillir à l’endroit où Saint Martin est mort. L’après-midi, nous sommes retournés à Tours pour passer la porte de la Miséricorde, à la Basilique Saint-Martin où se trouve son tombeau. Une soeur bénédictine nous a guidés sur le parcours de la miséricorde, pour que nous puissions ouvrir nos coeurs à l’amour de Dieu et faire oeuvre de miséricorde envers nos frères. Le 13 novembre, nous avons visité une exposition au musée des Beaux-Arts, avec beaucoup de toiles illustrant « la Charité ». En effet, devant les portes d’Amiens, Martin avait partagé son manteau, pour en donner la moitié à un pauvre transi de froid.

Comme nous le propose le pape François et comme l’illustre toute la vie de Saint Martin, engageons-nous à être miséricordieux envers nos frères, comme le Père l’est avec nous. Mille sept cents ans après sa naissance, Martin, soldat de l’empire romain et soldat du Christ, demeure vivant dans la mémoire collective à cause de l’Amour. Comme lui, prions pour avoir la force d’agir, sans avoir peur d’aller vers les autres et en posant des actes d’amour concrets.

Marie-Hélène Rocher