Le 7 décembre, le pape François a désigné Mgr Michel Aupetit, évêque de Nanterre, comme le successeur de Mgr Vingt-Trois, démissionnaire à 75 ans, à la tête de l’archevêché de Paris. Il sera installé le 6 janvier 2018 à la cathédrale Notre-Dame.
Réputé pour son humour, Mgr Aupetit liera peut-être la décision du pape au fait que celui-ci décrit souvent l’Église comme « un hôpital de campagne ». Ce n’est en effet qu’après avoir exercé la profession de médecin généraliste que Michel Aupetit, né le 23 mars 1951 à Versailles, a été ordonné prêtre à l’âge de 44 ans, le 24 juin 1995, pour le diocèse de Paris, par le prédécesseur de Mgr Vingt-Trois, Mgr Lustiger. En même temps que ses fonctions de vicaire de la paroisse Saint-Paul Saint-Louis, il donnera d’ailleurs, en 1997 et 2006, des cours de bioéthique au CHU Henri-Mondor. En 2006, Mgr Vingt-Trois le nomme vicaire général du diocèse de Paris, avant de l’ordonner évêque auxiliaire en 2013. Président de Radio Notre- Dame de 2014 à 2017, il est nommé évêque de Nanterre en 2014.
Réputé de sensibilité traditionnelle, ayant réussi en tous les cas à faire coexister toutes les sensibilités ecclésiales dans son diocèse de Nanterre, jouissant d’une aura de bon administrateur, il est aussi connu pour être un homme solidement ancré dans la prière. Bénéficiant d’une réputation de courage et de solidité, ce spécialiste de bioéthique, auteur de plusieurs ouvrages sur la question, devrait pouvoir faire entendre fermement la voix de l’Église sur les dossiers de la PMA, de la GPA ou de l’euthanasie, comme il l’a déjà fait à l’occasion de l’affaire Vincent Lambert, ou devant la commission des Affaires sociales du Sénat à propos de la révision de la loi Léonetti. La devise qu’il s’est choisie au moment de devenir évêque de Nanterre confirme ce tropisme : « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu’ils l’aient en abondance. »

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