1) L’un de nous a proclamé la Parole. Puis, nous sommes restés 5 minutes en silence pour laisser résonner en nous cette Parole de Dieu, puis nous nous sommes exprimés, chacun à son rythme dans l’ordre que nous souhaitions. Par exemple :
- Je suis restée un moment sur les premiers mots : « Il vint à Nazareth où il a été élevé ». Jésus lui aussi revient à ses racines. Cela m’a permis de me poser la question de savoir si Jésus faisait vraiment partie de mes racines, de ce qui comptait dans ma vie.
- « Aujourd’hui s’accomplit… » : ce mot « aujourd’hui » m’a interpellé. Ce n’était pas seulement il y a 2000 ans mais aujourd’hui, 10 janvier 2016, et encore demain et les autres jours. Cet « aujourd’hui » marque une rupture. Il signifie qu’aujourd’hui dans ma vie, je comprends et j’accepte ce que le Seigneur me demande, en toute humilité bien sûr. Le Seigneur est chemin, vérité et vie.
- « L’année favorable » dont il est fait mention, rappelle l’année jubilaire et m’invite à faire de chaque jour de cette année, une année de bienfaits – comme les échanges de paix que nous faisons au cours des célébrations eucharistiques. Rendre cette année favorable selon la promesse de vie du Christ.
- « Consacré par l’Onction » : pour moi ces mots ont été très forts. Jésus fut consacré par l’Onction. Ceci est en lien direct avec son Baptême. Par l’onction, il a reçu la force de Dieu pour accomplir son programme. Et il nous redit cela à notre Baptême : nous sommes tous prêtres pour annoncer la Bonne Nouvelle. Le ministère baptismal est commun à tous les baptisés.

2) Après un nouveau temps de silence pour laisser résonner en nous la parole des présents à ce partage, nous nous sommes exprimés. Par exemple :
- J’ai été interpellé par les questions : « Qui sont ces pauvres, ces abandonnés ? » Il faut que je m’engage.
- Même chose pour moi. Je me suis demandé qui est destinataire de ce message ? Je pense que le Seigneur met, proches de nous, des personnes à aider. Elles sont tout près. Pas besoin de chercher loin. On peut libérer certains en les écoutant. On peut être captif ou prisonnier de tant de choses : de solitude, de tristesse… Cela m’invite à être attentif avec un coeur dilaté. « Les aveugles retrouveront la vue ». Cela invite à creuser pour découvrir ma cécité.
- On vit dans un monde contrasté. Par exemple, quand je participe aux restos du coeur, je vois plein de visages, plein de solidarité, je vois toutes ces femmes qui s’avancent avec dignité. On sait que là se joue l’essentiel, au milieu de toutes ces cultures. La Bonne Nouvelle est là. Un médecin est présent aussi pour écouter les personnes accueillies. L’Esprit est à l’oeuvre pour moi et pour ma soeur aussi qui m’accompagne. J’essaie d’accueillir chrétiennement les personnes, même si je n’en fais pas mention.
- De ce qui s’est dit lors du premier tour, j’ai retenu que nous avons une mission à accomplir. J’ai souvent l’impression qu’il faut faire des choses extraordinaires. Mais le Christ nous demande des petites choses, des rencontres, des gestes tout simples. Notre mission c’est d’aller vers les autres, simplement, en se laissant guider par l’Esprit, dans la simplicité et l’amour.
- Même si j’ai du mal à m’exprimer, j’ai aimé vous écouter. Je mets toute ma confiance en Dieu, je ne la mets pas dans le monde. Je me repose en Dieu. Je lui donne toute ma confiance. Sans cette confiance, je me serais peut-être suicidée, qui sait ? Le Christ est ma raison de vivre. C’est quelqu’un qui me protège.

3) Après un court temps de silence nous faisons monter notre prière de louange vers le Seigneur avant de finir par le psaume 84, repris dans le zoom 3 (p 24 du Livret St Luc) :
- Merci Seigneur d’avoir permis ce temps de partage autour de ta Parole.
- Merci pour la confiance que tu nous fais. Augmente en nous la foi et la confiance.
- Merci Seigneur pour ton amour malgré mes faiblesses. Aide-nous à te reconnaître au travers de chacun