Après avoir été béni le 26 novembre dernier, le nouveau chemin de croix vient d'être installé sur les murs de l'église Saint-François, juste avant que commence le temps du Carême. C'est l'occasion de revenir sur l'histoire originale de cette oeuvre venue de loin.

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Tout commença à Ho Chi Minh Ville (Saïgon), un dimanche d’août 2017, après la messe de 10h. Marie-Anne Ferlicot cherche dans une librairie religieuse un chemin de croix, en compagnie de ses parents. Elle a l'idée d'une oeuvre qui pourrait prendre place dans notre église. Mais une chute malencontreuse de sa mère dans le magasin a retardé le projet. Fin septembre, changement de boutique. Et là, tout en bas d’une étagère, une belle reproduction de « Jésus meurt sur la croix » attire l'attention de Marie-Anne. C’était une station de chemin de croix, la 12e. « Il y en a 13 autres comme ça, mais sur commande » lui précise-t-on. Admirative et convaincue que l'oeuvre conviendrait tant pour le style que les dimensions (20 sur 30), elle demande et obtient l'approbation de la Paroisse, et décide de ne pas quitter le Vietnam sans le chemin de croix.
Mais comment emballer ces 14 stations pour qu’elles arrivent en bon état. Plusieurs soeurs se sont mises à l’oeuvre pour les bourrer de mousse et de bulles. Malgré son poids (2 kg chacune), tout est cassable en cas de choc. Un autre souci : le passage en douane vietnamienne. Si les contrôleurs ont un doute quelconque sur le contenu de vos bagages, vous êtes prié de les ouvrir. Dans un pays (communiste) où seulement 7 % de la population sont catholiques, sait-on ce qu’est un chemin de croix ?… Au grand soulagement de Marie-Anne, les quatorze stations, réparties dans trois bagages, ont fait plus de 10.000 km sans encombre jusqu’au Plessis-Bouchard, grâce au Ciel !
Un grand bravo à notre fidèle et intrépide paroissienne.