Non. « Carême et Ramadan sont des réalités différentes qui, pour l’essentiel ne peuvent être comparées », écrit sur l’excellent site de Bayard « Croire.Com », le Père Jean-Paul Sagadou, assomptionniste. Texte dont nous n’hésitons pas à extraire l’essence, tant il éclaire la démarche du Carême. Abordant le jeûne du Ramadan, il souligne : le jeûne rituel du mois de Ramadan, quatrième pilier de l’Islam(1), consiste à s’abstenir de toute nourriture et boissons, de relations sexuelles et à ne pas fumer du lever au coucher du soleil. C’est aussi un temps de partage avec le pauvre en se privant. Obéissance à la loi de Dieu et temps de partage, le Ramadan est aussi un moyen de purification et de lutte contre les convoitises. Quant au Carême chrétien, tout en étant, lui aussi, jeûne et privations, aumône et prière, il n’est pas simple obéissance à une « loi promulguée par Dieu dans sa sagesse » mais c’est surtout un temps de marche vers un objectif précis : la Résurrection de Jésus. Il implique une démarche personnelle de « conversion » individuelle (comme dans le ski : se retourner vers) et un mouvement collectif de l’ensemble des chrétiens en vue de l’édification du Corps du Christ qui est l’Eglise.
En vivant le Carême, les chrétiens se sentent solidaires de tous les hommes qui, des synagogues aux temples, en passant par les mosquées, à travers la diversité des civilisations et des cultes, signifient, hier et aujourd’hui, leur quête de Dieu, par le jeûne, l’aumône et la prière. Ils sont solidaires de tous les priants de la terre, de tous les jeûneurs de l’histoire, du prophète Elie au Mahatma Gandhi.
A retenir aussi, écrit le Père Jean-Paul Sagadou, que le chrétien entre dans le Carême à la suite du Christ et selon le Christ. Ce que le chrétien cherche, c’est s’approcher du Seigneur Jésus avec un coeur sincère et dans la plénitude de la foi. Il veut garder indéfectible la confession de l’espérance en faisant constamment attention aux autres. Finalement c’est « dans le secret », au coeur de son être que le chrétien veut vivre le Carême car Dieu n’est pas au-dehors, il est au plus intime de l’âme.

Jacqueline HUBER (Source « Croire.Com »)
(1) Les quatre autres piliers sont : la profession de foi, la prière, le soutien aux pauvres (la zakat) et le pèlerinage à la Mecque

D'où vient le mot « Carême » ?

Ce mot vient du latin « quadragesima » : le quarantième jour. Quarante, ce chiffre est courant dans la Bible : les 40 jours du déluge, les 40 années du peuple hébreu dans le désert avant d’atteindre la terre promise, les 40 jours de Jésus dans le désert pour affronter la tentation. Le Carême débute le mercredi des Cendres et s’achève le dimanche des Rameaux. Ces 40 jours ne comprennent pas les dimanches, le dimanche étant le jour de la Résurrection.

Avec le Carême en ligne, revisiter les textes fondateurs

En cette année 2017 à l’actualité éprouvante, l’équipe du site « Croire.Com » propose aux chrétiens, chaque jour, du 1er mars au 16 avril, un grand parcours de Carême en ligne, en revenant sur les grands textes bibliques qui fondent la foi. Des textes qui parlent de meurtres, de guerres et de mensonges, d’exil et de déportations mais aussi d’un Dieu présent de toute éternité. Ceci pour que notre espérance ne faiblisse pas. N’hésitez pas à revisiter les grands textes fondateurs de la Bible, agréablement présentés au moyen d’animations exclusives, musique, témoignages et prières à l’appui.
Site croire.com – JH