Au moment du déjeuner je m’arrangeais pour rentrer à la maison, à cette heure de la journée je me retrouvais seul. Pendant plusieurs semaines dans la solitude, je me suis laissé instruire par cette Parole. Chaque jour je reprenais ma lecture là où je l’avais laissée la veille avec mes questionnements, mais sans me renfermer dans mes propres pensées. Progressivement, jour après jour, je découvrais la personne de Jésus, je me laissais séduire. Il y avait en moi comme un feu dévorant, au plus profond de mon être, ce n’était pas encore la foi. A la fin de la lecture de l’Évangile de Matthieu, je butais sur la naissance d’un Dieu fait Homme et sa Résurrection. C’était une pierre d’achoppement, je trébuchais, je tombais mais sans me briser, j’avais retrouvé mon coeur d’enfant. Puisque le Christ m’invitait à partager son amitié, une grande communion de coeur avec lui, eh bien je persévérais. Cette relation joyeuse m’accompagnait tout au long de mes journées et l’heure du déjeuner devenait un rendez-vous à ne pas manquer. Un petit rituel personnel s’était mis en place, qui me laisse encore à ce jour dans l’étonnement ; avant la lecture de l’Évangile, je me lavais soigneusement les mains comme pour une purification intérieure et puis je m’agenouillais devant le canapé et j’ouvrais l’Évangile. Évangile de Marc, de Luc, de Jean, j’avançais dans ma lecture quotidienne, pas à pas mes interrogations, les doutes qui faisaient de moi un rebelle se dissipaient. Ma lecture se transformait en une écoute profonde du coeur, je revenais vers Dieu qui murmurait à mon coeur de revenir à Lui. Lentement mais sûrement je laissais mes questions auxquelles je ne trouvais pas de réponse pour un accueil véritable et sincère au Mystère du Christ.

Le Christ élevé sur la croix m’attire à Lui en m’élevant jusqu’à Lui. Tout est là sous mes yeux, entre mes mains et pénètre mon âme ; son abandon, son agonie, ses souffrances, sa crucifixion, sa mort ignominieuse, la mise au tombeau. Mon esprit s’achoppe toujours sur sa résurrection, mais mon coeur ne veut pas en rester là, l’Esprit Saint m’assiste à croire. Me revient Matthieu : la garde affectée à la surveillance du sépulcre, la peur, la perte de connaissance des soldats devant l’ange du Seigneur, la parole de l’ange adressée aux femmes. La foi jaillit de mon coeur ; le corps n’a pas pu être enlevé, le Christ est vraiment ressuscité comme il l’avait dit ! Mon âme s’en trouve illuminée, j’accueille la Bonne Nouvelle, j’engage tout mon être, mes attentes les plus intimes sont comblées, tout ce que j’ai toujours cherché sans en être vraiment conscient, je l’obtiens en abondance. Ma vie est transformée, elle coule comme une eau pure, le Christ est Seigneur et Sauveur, il est « le chemin, la vérité et la vie ».

Cette conversion est le début d’un long parcours par étapes, avec ses chutes et ses relèvements sur le chemin à la suite de Celui que je reconnais comme Seigneur et qui m’invite à le chercher pour vivre de son Amour et me conduire au Père.

La confirmation, un sacrement pour revivifier notre église et nos vies

Le Christ, à travers son Église, nous propose « de renaître d’en haut », non seulement par la grâce du sacrement du baptême, MAIS PARTICULIÈREMENT PAR LA GRÂCE DU SACREMENT DE LA CONFIRMATION. En effet cette grâce vient nous « marquer de l’Esprit Saint » d’une façon plus profonde que le Baptême. Elle vient mettre en nous une union plus profonde avec le Christ et nous donne « la force d’en haut ». Ainsi avec toute l’Eglise nous pouvons porter témoignage de la Bonne Nouvelle du salut en Jésus- Christ.

Notre diocèse et notre communauté chrétienne ont besoin de « la force de l’Esprit du Christ » pour se laisser renouveler, faire face aux immenses défis de notre époque et à la suite du Christ rendre témoignage de l’Espérance que donne la foi. C’est pourquoi NOTRE ÉVÊQUE INVITE :
- Tous les adultes qui n’ont pas encore célébré le sacrement de la confirmation à s’y préparer pour la Pentecôte 2018.
- Tous les lycéens qui auront au moins 16 ans à la Pentecôte 2018 à se préparer à ce sacrement.
AFIN D’Y RÉFLÉCHIR ENSEMBLE, NOUS VOUS PROPOSONS DE VENIR MARDI 28 MARS à 20h30 DANS LA SALLE PAROISSIALE (derrière l’église St-François de Sales).

Si vous ne pouvez pas venir à cette date, merci de vous faire connaître auprès du Père Guillaume Villatte (pgvillatte@free.fr ou 06 79 89 57 94).