Comment ne pas être étonné que localement et sur notre diocèse, la clôture de l’année sainte de la miséricorde se vive, somme toute, d’une façon assez discrète ?
Est-ce le propre de tous ces thèmes qui nous mobilisent un temps, puis sont remplacés par un autre slogan ? Est-ce, peut-être, qu’il nous a été difficile de vivre cette année sainte, de l’appréhender sur une si longue durée ? Nous pourrions continuer ce questionnement, mais cela risque de n’être que du bavardage !

Je préfère croire que la grâce de l’année sainte ne se mesure pas de façon humaine. Nous allons en goûter et en découvrir les fruits dans les mois et les années à venir :
 tout du moins si nous sommes vraiment en chemin pour connaître et aimer Dieu de mieux en mieux,
 tout du moins si nous cherchons réellement à transmettre la Bonne Nouvelle du Salut à ceux et celles qui nous entourent.

Accueillons quelques paroles du Pape François dans la Bulle d’induction « Le Christ est le visage de la miséricorde du Père » : « Il y a des moments où nous sommes appelés de façon encore plus pressante, à fixer notre regard sur la miséricorde, afin de devenir nous aussi signe efficace de l’agir du Père. n°3
Combien je désire que les années à venir soient comme imprégnées de miséricorde pour aller à la rencontre de chacun en lui offrant la bonté et la tendresse de Dieu ! Qu’à tous, croyants ou loin de la foi, puisse parvenir le baume de la miséricorde comme signe du Règne de Dieu déjà présent au milieu de nous. N° 6.
La miséricorde de Dieu est sa responsabilité envers nous. N° 9.
L’Eglise « vit un désir inépuisable d’offrir la miséricorde ». N° 10.
Là où l’Eglise est présente, la miséricorde du Père doit être manifeste... là où il y a des chrétiens, quiconque doit pouvoir trouver une oasis de miséricorde. N°13.
Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. N° 17.
La justice de Dieu est la miséricorde accordée à tous comme une grâce venant de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. La Croix du Christ est donc le jugement de Dieu sur chacun de nous et sur le monde, puisqu’elle nous donne la certitude de l’amour et de la vie nouvelle. N° 21 ».

Guillaume Villatte, prêtre
Curé du Plessis-Bouchard