Nous sommes souvent bien embarrassés lorsqu’un enfant nous interroge sur l’Esprit Saint. Evelyne Montigny , journaliste à « La Croix » nous aide à lui répondre...

« On peut partir du récit de la Pentecôte, où il est dit que « les apôtres sont remplis de l’Esprit Saint » (Jean 20, 19-23 : « Il souffla sur eux et leur dit : Recevez l’Esprit Saint… » Ainsi l’enfant peut comprendre que l’Esprit ne se voit pas. Il se ressent ! De multiples métaphores jalonnent les récits de la Bible décrivant ses qualités : l’eau vive et pure qui lave, désaltère ; le feu ardent qui réchauffe mais aussi enflamme et purifie ; la colombe qui est un symbole de paix ; enfin le vent violent qui bouscule et peut tout emporter ou le souffle léger qui vivifie. Ces dernières sont plus familières à l’enfant qui connaît le vent léger qui soulève ses cheveux ou le vent d’orage qui fait tourner très vite les éoliennes. Mais au-delà de ces métaphores, la vraie difficulté c’est d’aborder la Trinité.
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Comment comprendre qu’un Dieu unique soit pourtant trois ? On peut éclairer l’enfant sur cette communion-amour qui circule entre le Père, le Fils et le Saint-Esprit, par une approche plus existentielle de la Trinité. Quand un homme et une femme s’aiment, ils font entrer dans leur relation une troisième « personne » : l’amour. L’Esprit, ce serait le lien vivant de la relation entre Dieu le Père et son Fils. L’amour entre eux « fait » personne. Jésus nous invite à vivre cette « circulation » d’amour lorsqu’il promet à ses disciples : « Je serai avec vous pour toujours » . L’Esprit de Jésus est au coeur de chacun et quand les enfants restent en silence, ils peuvent deviner en eux ce souffle de vie qui viendrait d’ailleurs comme une présence discrète de Dieu. Aider les enfants à y prêter attention est aussi une façon de les initier à la découverte de l’Esprit Saint.

Evelyne MONTIGNY (« La Croix », 27/28 mai 2017)