Choristes en herbe à St-François

Nous avons eu l’occasion, lors de nos dernières messes dominicales, d’entendre tout à coup quelques petites voix fluettes s’élever du côté de l’orgue. C’est qu’une chorale pour enfants du caté est en train de démarrer sur la paroisse : le plus petit est au CE1, les autres au CM1, CM2 et en 5ème. Ils chanteront, déjà pour la cinquième fois, ce dimanche 8 avril, pour la messe des familles. Et ce, grâce à Doris, maman de deux enfants de 4 et 2 ans, dont la passion pour le chant choral n’a pas échappé au Père Guillaume. Invitée par lui à mettre ses talents au service de notre paroisse, elle a immédiatement accepté.

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Cinq-six choristes composent, pour le moment, le petit groupe et reçoivent soutien et encouragement de leurs parents ; trois d’entre eux participent d’ailleurs aux répétitions. L’un d’eux, Alain VIGUIÉ, musicien, joue de la guitare, et co-anime en quelque sorte ce groupe avec Doris. Elle dit même : « Je m’appuie énormément sur lui, parce qu’il joue de la musique et connaît plein de choses ». Alors comment s’organisent-ils tous les deux ? Après que le Père Guillaume a choisi, parmi des chants sélectionnés par Doris, les plus appropriés à la liturgie du dimanche concerné, Alain se charge de trouver la partie musicale pour la remettre à l’organiste. Pas question de faire déchiffrer une partition aux enfants, ils apprendront chez eux le (ou les) chant sélectionné, grâce à un lien You tube que Doris leur envoie. « Un chant pas très compliqué, dit-elle, avec un refrain d’une ou deux phrases maximum pour que les enfants soient à l’aise ». Interrogée sur la fonction d’une chorale dans une célébration, elle vous répond : « On dit que chanter, c’est prier deux fois. Et par rapport aux enfants, c’est de loin le moyen le plus ludique de leur transmettre un message au travers de ce qu’ils chantent. Depuis que je suis maman, je me rends compte de la difficulté qu’il y a à intéresser un enfant pendant longtemps. I l a besoin d’un côté ludique et, pour moi, le chant choral doit jouer ce rôle-là ».
Et Doris d’attribuer bien d’autres qualités au chant choral : « Il peut aider les enfants, dit-elle, à évoluer dans la foi mais aussi à évoluer tout simplement dans la vie parce qu’en se retrouvant à plusieurs, on apprend à composer avec l’autre et à faire des choses ». Elle a même dans l’idée de leur faire découvrir le djembé, instrument de percussion africain et bien d’autres instruments de musique, malgaches ceux-ci. Elle espère, pour ce faire, pouvoir être briefée par des ressortissants de Madagascar. Amis malgaches et musiciens, elle vous attend !
Jacqueline HUBER

Servants de messe : des entraineurs de communauté ?

Responsable du caté des 6èmes et aussi - avec Hilaire Noubissi – du groupe des servants de messe, Gaby Jean-Alphonse nous a ouvert les coulisses de ce service de l’autel.

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Nous n’étions plus habitués à Saint-François de Sales à un tel déploiement de solennité, et la dizaine d’enfants de choeur très recueillis, qui entourait le Père Guillaume, lors de notre récente et magnifique Veillée pascale, a sûrement impressionné plusieurs personnes dans l’assistance. C’est que, depuis la rentrée, une quinzaine de filles et de garçons, de toutes cultures - véritable melting pot de Béninois, Togolais, Portugais, Sri lankais et Français - s’initient à la mission de servants de messe, sous la houlette du Père Guillaume, de Gaby Jean-Alphonse et d’Hilaire Noubissi. Des enfants étonnamment calmes et disciplinés, dit Gaby. À l’entendre, ils ne connaissent de chahut que dans la sacristie au moment de trouver leur aube et de s’en vêtir. Réunis tous les mois, un samedi après-midi, autour du Père et de leurs deux animateurs, ils ont fait connaissance avec les objets du culte (la patène, le calice, le ciboire…), ont appris à processionner lentement, à se déplacer autour de l’autel, à s’asseoir, s’incliner, s’agenouiller, se prosterner. Chacun s’est rodé à tous les rôles qui peuvent lui être attribués : celui de porte-croix, de lectionnaire, de thuriféraire (qui manie l’encens), du céroféraire (qui porte le cierge au moment de la procession d’entrée ou de l’Evangile), lui permettant ainsi d’être interchangeable le cas échéant. Ils auront maintes fois répété, sous la conduite du Père Guillaume, la procession d’entrée et la montée à l’autel et accepté sans rechigner un rythme accéléré de répétitions pour se préparer aux célébrations du tridum pascal (jeudi, vendredi et samedi saints).
Un grand merci à eux et à leurs animateurs pour avoir, à leur place, en favorisant une atmosphère à la fois recueillie, priante et déférente envers Jésus, présent au Tabernacle, contribué à l’éclat de notre Veillée pascale. Servants d’autels ne sont-ils pas des entraîneurs de communauté ?