C'est un exercice délicat auquel notre nouveau curé nous a conviés avec les représentants des 140 bénévoles engagés dans les Mouvements et Services. Il en ressort le portrait de l'âme de la paroisse et la liste des défis à relever.

Et d'abord, le périmètre de la paroisse : soit la commune du Plessis-Bouchard, mais aussi le quartier de Franconville entre chaussée Jules César et gare. La ville est paisible, le centre-ville est dynamique et la population hésite entre vieillissement et arrivée sensible de jeunes foyers. Le Plessis n'est pas une cité dortoir habituelle, même si Paris est à 20 km, car l'habitat est plutôt dispersé et le tissu associatif très développé. Les classes d'âge et les origines se diversifient progressivement, avec l'émergence de nouveaux quartiers et la création de logements sociaux.

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Dans la paroisse, c'est ce que les plus anciens constatent : la communauté se diversifie et dans une moindre mesure, rajeunit aussi. De génération en génération, la paroisse se veut accueillante et ouverte sur la cité et les autres cultures.
La réouverture de l'église Saint-Nicolas en 2011 par la commune, a permis d'animer un second lieu de prière et de célébration au coeur même du village, à la satisfaction des riverains et des fidèles attachés au patrimoine vivant. C'est pour cette raison que l'Association "Les Amis de l'Eglise Saint- Nicolas" est née, indépendante de l'église et de la mairie, afin de financer l'acquisition et la rénovation des mobiliers et objets de culte, et de rendre ainsi le lieu accueillant et esthétique.
L'ouverture sur les autres cultures et groupes spirituels, c'est par exemple, la musique, les chants et les spectacles offerts par nos amis togolais. C'est aussi la présence régulière à nos célébrations de nos amis handicapés de Foi et Lumière, dont l'optimisme et la foi sont revigorants pour toute la communauté.
L'esprit village qui y perdure est apprécié, et au-delà des kermesses et temps forts festifs toujours populaires, c'est la solidarité qui est belle quand elle est vécue par les paroissiens affectés par le deuil ou la maladie.

Mais la paroisse doit relever bien des défis pour consolider son dynamisme et sa pérennité. Continuer d'être accueillante, c'est bien, mais devenir plus appelante, c'est mieux ! Avec la croissance de la commune, les besoins de la vie pastorale augmentent et se diversifient. Mais des animateurs de Mouvements et Services en mission depuis des années et souvent âgés ont besoin de souffler et de passer le relais. Tout au long de l'année, la paroisse se doit d'appeler les nouvelles bonnes volontés, et l'éventail des talents nécessaires est immense : de la gestion des salles paroissiales à la catéchèse, en passant par le Conseil Economique et la communication. Nous sommes tous appelés à mettre un peu de nos talents au service de la communauté.

Autre défi : l'intégration des jeunes. Jeunes, depuis l'enfance jusqu'aux jeunes familles. De la liturgie aux espaces d'accueil, il faut savoir ce dont ils ont besoin et pouvoir y répondre. Des initiatives sont à encourager et promouvoir, tels que le baby-sitting paroissial, les rencontres entre jeunes couples, la parution du "Famil'Lien" à l'occasion des messes des familles. Les parents des enfants du Catéchisme et de l'Aumônerie sont aussi à associer au renouveau de la vie pastorale. Pour terminer, un défi prochain permettra de marquer le lien entre la paroisse d'hier et de demain. Il s'agit du lancement de notre année du Jubilé. Après celui du Diocèse, nous fêterons plus modestement celui de l'église Saint-François, 50 ans après sa construction. Ce sera un temps d'action de grâce mais aussi de fondation pour les futures générations, à l'exemple de celle qui en 1966 a pris en charge elle-même le projet d'une nouvelle église, puis plus tard, d'une salle paroissiale. Au tour des paroissiens d'aujourd'hui d'édifier le futur !

Michel Rocher, rapporteur