''Passionnée par sa mission de catéchiste, T... nous entrouvre les portes de la salle du Bon Pasteur où ont lieu régulièrement les séances de KT des trois groupes de CM2 et raconte le chemin parcouru depuis la rentrée. Nous apprenons que nos CM2 ont découvert en 2017 comment Dieu s’est fait connaître aux hommes (par Abraham, les prophètes : Moïse…). Les voilà, cette année, amenés à aborder la manière dont Dieu s’y est pris et s’y prend toujours pour aller plus loin et créer du lien avec les hommes, avec chacun d’entre eux''.
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Les trois catéchistes des trois groupes proposant aux jeunes en exemple : Soeur Emmanuelle. En Egypte, la religieuse n’est pas allée trouver les milliers de chiffonniers qui vivaient sur des tas de détritus à Mokattam, en s’imposant à eux. Elle a commencé par vivre avec eux et ensuite leur a suggéré : mais qu’est ce qu’on peut faire ensemble ? « C’est la même chose pour Dieu », dit T… Pour créer du lien avec les hommes, Il s’est fait tout proche d’eux, en se faisant homme comme eux et en venant vers eux sous la forme d’un enfant, d’un bébé. Aujourd’hui, Il se fait proche de nous par les sacrements : le baptême, l’Eucharistie, la pénitence réconciliation, le mariage, l’ordination et le sacrement des malades. Aujourd’hui la question essentielle est : « Comment Dieu fait pour créer du lien avec nous ? ». Et elle va, à chaque séance suivante, revenir comme un leitmotiv. Il va sans dire que soutenir l’attention de jeunes zappeurs n’est pas une mince affaire. Heureusement vidéos, CD, chansons, photo langage (destiné à favoriser un échange sur des situations bien ciblées) peuvent aider à rendre plus vivantes les séances. Et bien des activités manuelles proposées ne les laissent pas indifférents comme la réalisation de trois panneaux pour l’expo du Jubilé de la paroisse (qui se tient dans l’église Saint- François), la confection de cartes de voeux qu’ils offriront aux résidents du Grand Clos, le samedi 27 janvier, en même temps qu’une saynète intitulée : « Le petit vieux de Noël ».

Quant au Carême, lorsqu’ils rentreront de leurs vacances d’hiver, il leur restera quatre semaines pour le vivre et réaliser ce que leurs catéchistes ont concocté pour eux. Ils devront se transformer en petits reporters et, chacun de leurs trois groupes, rédiger un journal couvrant la période du 5 mars au 1er avril, soit le jour de Pâques. Objectif : les inciter à être attentifs à ce qui se passe autour d’eux, et une fois un événement repéré (exemple : l’action d’une association en faveur de migrants), décrire ce qui se passe, comment les choses évoluent au cours des semaines et au final repérer surtout comment Dieu agit au travers de cet événement.

Interrogée sur la place de la prière au cours des séances, T. répond : « Importante, un quart d’heure et on ne commence jamais par là ». Elle explique que la prière se situe plutôt au milieu de la séance. Les enfants lâchent ce qu’ils font et se rendent à l’église, où impérativement elle a toujours lieu. « Elle est animée par le Père lorsqu’il est disponible ou par les catéchistes en son absence ». Nous apprenons que l’ambiance est toujours soigneusement préparée : illumination de l’autel par les enfants appelés à venir y allumer les cierges. Et la prière peut commencer : signe de croix et « Notre Père ». Petit mot de Guillaume puis place aux intentions. Un moment et un geste sont prévus pour cela : le passage entre eux d’une bougie allumée. Les enfants ayant du mal à oraliser peuvent se contenter de formuler les leurs dans leur coeur, les catéchistes toujours prêts à leur proposer le cas échéant : « Tu la présentes ou je la présente ? ». Un scoop : une chorale d’enfants en gestation qui serait confiée à … une femme.

Jacqueline HUBER