Evènement auquel ils avaient été invités à participer avec leurs parents. Et suite à un embrouillamini, quatre enfants seulement se sont ensuite rendus à la réunion de l’Eveil à la foi, à la Salle du Bon Pasteur, qui avait alors lieu comme chaque mois et donc après la procession ! Quatre enfants qui ont malgré tout mobilisé les animatrices qui leur ont proposé, à partir de la devise de saint François de Sales : « Tout par amour et rien par force », de réfléchir « sur la façon dont ils pratiquaient dans leur vie pour obtenir les choses qu’ils désiraient vraiment », comme le jeu ou les bonbons de leur frère. Par la douceur ou par la force ? Et pour illustrer la satisfaction des besoins au moyen de la douceur, Isabelle a choisi de faire réaliser aux plus grands enfants un papillon. « Comme une sorte de métaphore de la douceur, dit-elle, cet insecte extrêmement fragile et doux et qui arrive à vivre son temps sans forcer qui que ce soit ». Préparé préalablement par elle, le corps du papillon se présente sous forme de deux épingles à linge, collées entre elles, auquel les enfants sont invités à ajouter des ailes découpées, fixées sur un papier-carton et coloriées ou décorées par eux de petites dentelles. Le tout suffisant à la métamorphose.
Ce dimanche 12 novembre, la douceur reste au programme, mais vient s’y adjoindre la sagesse, avec un beau texte du Livre de la Sagesse qui a enthousiasmé Isabelle : « La sagesse apparaît avec un visage souriant à (ceux qui sont dignes d’elle) dans chacune de leurs pensées, elle vient à leur rencontre » Livre de la Sagesse, 6, -16. Mais place plus importante est donnée à la prière, qui « fait partie de la sagesse chrétienne et de notre vie de chrétien », souligne Isabelle. Les grands, avec elle, vont se confectionner un livret de prières, à partir de feuillets qu’ils assembleront et sur lesquels ils colleront des prières formulées ensemble. Les plus petits, avec Marie-Ange, vont, à partir du dessin de l’intérieur d’une église vide, y replacer les statues et différents objets du culte (coloriés et découpés par eux).

Jacqueline HUBER

"ME VOICI SEIGNEUR !" REPONDENT 20 JEUNES

Ce dimanche 12 novembre une vingtaine d’enfants de CM2 vont, sous la conduite de leurs animatrices Nadine LENOIR et Terez THEGAT, entreprendre la première de leurs étapes vers leur première communion car c’est effectivement sur un chemin qu’ils vont s’engager. Pendant plusieurs dimanches, à raison d’un par mois, ils retrouveront, à cet effet, leurs animatrices pour se préparer à ce grand moment de leur première communion. Ce premier dimanche consiste pour eux à répondre à l’appel que Dieu leur fait en mettant dans leur coeur le désir de recevoir l’Eucharistie. Tel l’appel qu’Il fit à Samuel (vers 1I00 avant Jésus-Christ). Rappelons les faits : une nuit, l’enfant Samuel dort non loin du prêtre Elie et voilà que par trois fois l’enfant entend une voix qui l’appelle : « Samuel, Samuel ». Pensant que c’est Elie qui l’appelle, l’enfant se précipite à chaque fois vers lui, pour lui dire : « Me voici » et à chaque fois s’entend dire par Elie qu’il ne l’a pas appelé. À la fin, surpris de ces appels qu’il n’a pas lancés, le prêtre comprend que c’est Dieu qui appelle Samuel et conseille à l’enfant de lui répondre : « Parle, Seigneur, ton serviteur écoute ». À l’image de Samuel (Cf. Ancien Testament, 1 Samuel, 1-18), les enfants, à l’appel de leurs animatrices, vont ce dimanche, chacun avec en main sa silhouette découpée, se présenter devant l’autel, en disant « Me voici ». Reconnaître et répondre à l’appel de Dieu est le début de leur cheminement qui les conduira à vivre avec Jésus-Christ. Portons-les dans notre prière, ainsi que leurs parents pour qu’ils les accompagnent au long de leur chemin.
Jadis, le caractère festif de la première communion qu’on appelait alors « communion privée » se manifestait par des petites couronnes de roses que portaient les petites filles. Mais depuis longtemps le caractère « privé » de cette communion a fait place à son caractère communautaire Car non seulement la communion fait grandir en chacun la vie divine, l’amitié avec Dieu mais elle manifeste l’unité du peuple de Dieu. On n’est pas chrétien tout seul. JH

(1) Samuel est devenu prophète et juge. Il a sacré le roi David.