Dans l’événement qui précède l’évangile du premier dimanche du Carême nous voyons « Jésus en prière ». Il fait l’expérience d’une « confirmation » de son être profond, lorsque la voix du Père se fait entendre : « TU ES MON FILS BIEN AIMÉ, SUR TOI JE FAIS REPOSER MON ESPRIT, TU ES TOUTE MA JOIE ».

Nous entrons dans le Saint temps du Carême en faisant mémoire des grâces que le Seigneur nous a données, et particulièrement de cette grâce d’être en Jésus-Christ, des fils et des filles bien-aimés de Dieu notre Père. C’est un des fruits du sacrement du Baptême. En Jésus le Christ nous savons que l’Esprit Saint nous est donné et qu’au fond de notre coeur il ne cesse de nous rappeler que nous sommes « les bien aimés du Père ».

Frères et Soeurs, en ce début de Carême nous pourrions prendre le temps de prier et de méditer davantage la prière du NOTRE PÈRE. Nous pourrions proposer à nos proches, et peut-être en famille, avec ceux et celles qui vivent avec nous de prier et/ou d’échanger sur cette prière …
Le Matin, au lever, sur le bord du lit ou à genoux : « Notre Père … ». Cela prend moins de 45 secondes !!! Comment manifester notre désir de nous rapprocher de Dieu, de nous convertir sans prendre du temps – chaque jour – pour dialoguer avec le Seigneur dans ce que l’on appelle la prière ? Et si nous prenions un temps de prière avec notre conjoint, avec l’un ou l’autre des enfants ?

En cherchant déjà à mettre cela en oeuvre, à progresser dans la prière, nous ferons l’expérience de résistances, d’impossibilités. C’est ce que l’on appelle « LE COMBAT SPIRITUEL ». En désirant tourner notre vie davantage vers Dieu, nous devrons faire face à ce combat. C’est ce que nous montre le Christ en allant au désert pour y vivre une intimité avec son Père. C’est là que l’Adversaire cherche à faire obstacle. Au moment même où nous ferons l’expérience de notre faiblesse, si nous invoquons le nom de Jésus, si nous crions vers Lui, si nous exprimons notre confiance en sa toute-puissance sur le Mal, alors nous serons vainqueur de l’esprit Mauvais.

Le Saint temps du Carême nous invite à renouveler et approfondir cette expérience. « QUICONQUE INVOQUERA LE NOM DU SEIGNEUR SERA SAUVÉ. » Romains 10, 13

Guillaume Villatte,  prêtre